Lundi 1 décembre 2008

Amour

 

                       

« Les paroles qui résultent des cœurs unis sont odorantes comme des parfums. »

Confucius

           

L’Alter ego véritable dit : « Amour humain et Amour Divin, je me demande parfois si l'un n'empêche pas l'Autre ! A moins qu'un beau jour, ils ne se fondent... »

Soyons des cellules dignes et reconnaissantes d’appartenir au Corps divin.

Jouissons grâce à l’ego de notre conscience participative, car c’est de cette façon que Dieu souhaite au travers de Sa Manifestation perpétuelle nous prodiguer certains aspects de Son infinité. Par Amour de Lui, le Soi se sert de l’ego comme d’un tremplin. Par amour de Soi, l’ego retourne à sa source par l’anéantissement.

Dit autrement, jouissons grâce à l’amour humain de notre conscience participative à l’Amour divin ou universel, car c'est de cette façon que Dieu souhaite au travers de Sa Manifestation perpétuelle prodiguer certains aspects de Son Amour Infini. Par amour de Lui, l’Amour divin invite deux êtres unis dans l’amour humain à Le révéler. Par amour de l’Amour divin, deux êtres, par la grâce de l’amour humain, retournent à leur source par la réalisation totale de l’Amour (universel) qu’ils contiennent (fusion en l’Amour divin).

Bourgeons d’une même graine, nous sommes liés par le tronc, comme l’Amour est le liant du Monde

C’est ainsi que de la Communion entre deux cœurs harmonieux peuvent se fondre Amour divin et amour humain, faisant que « la fontaine déborde… »

 

Qu’existe-t-il en définitive de plus important que l’Amour ? Rien ! Absolument rien !

Quêtes et Connaissances dépourvues d’Amour ne sont que feuilles mortes (Ibn Arabi).

 

Car l’Amour contient toutes Connaissances, tandis que l’amour entre deux êtres en formule l’expression, comme un visage particulier de Celui qui n’en a pas, car indéfinissable en tant que Visage défini pour tout regard autre que le Sien.

Et Dieu les possède tous.

 

S’il en était autrement, et en dehors d’apartés malheureuses et autres cas particuliers que nous n’aborderons pas, l’Humanité aurait-elle été perpétuée par la Descendance ?...

Descendance qui n’est autre que Connaissance Divine manifestée sous la forme de Possibilités revêtant corps humains.

 

Dieu projette à travers l’amour qui unit deux êtres un (de Ses) visage particulier de l’infinité (de Visages) qu’Il contient, de la même façon que l’Amour Universel est synthèse de l’indéfinité des formes extériorisées de Son Amour, Amour que manifeste le Corps Universel, tel un reflet instantané et permanent de Son Visage.

 

Car en vérité, il n’y que Lui qui puisse Se contempler en Son Infinité.

 

………………..

 

 

Voyant poindre la mort : « Comment puis-je souffrir d’imaginer la douleur de ceux qui m’aiment autrement que par amour de moi-même ? »

Ici, se révèle en la créature le reflet manifesté de l’Amour que Dieu a pour Lui-même, autre façon d’affirmer qu’il faut d’abord s’aimer pour aimer les autres.

 

Le sentiment d’amour périt aussi bien qu’il naît, s’amoindrit aussi bien qu’il s’accroît. L’Amour, en revanche, est un état d’être, non pas seulement un sentiment. Comme le mal face au Bien, tout sentiment amoureux est une dégradation et une altération de l’Amour Inconditionné, ce qui n’ôte rien de ses vertus et ne doit pas masquer le fait qu’il s’abreuve à cette Source éternelle. L’homme finit presque toujours par reconnaître ce qui est illusoire. Nous ne pouvons indéfiniment nous aimer nous-mêmes, c'est-à-dire n’aimer que le moi ou l’ego, car enlevons la part - de Conscience - de Dieu, le Soi, d’une chose ou d’une créature et il n’en reste rien, comme tout nombre est anéanti lorsqu’on lui retranche l’unité.

 

On ne peut donc aimer de façon permanente que « notre » Soi en vérité. N’aimer que ce qui est contingent à l’ego revient à s’illusionner dans la durée. L’Amour étant la source du bonheur, nous ne pouvons jouir d’un bonheur durable qu’en Dieu, et non seulement parmi les hommes, c’est à dire avec eux et sans Lui. Nous reconnaissons donc n’aimer que ce qu’il y a de Lui en nous, donc ce qui au-delà de nous est Lui en nous, de même que nous ne pouvons aimer chez les autres que la part de Dieu qu’ils contiennent. Ainsi nous concéderons également ne pouvoir aimer chez les autres que la part de Dieu que nous détenons tel un inestimable Trésor, le seul d’ailleurs, partant du principe que nous ne pouvons voir de Dieu chez les autres que ce que nous En manifestons et En avons Conscience par nous-mêmes.

 

Lui seul peut nous éclairer sur Sa présence en l’autre. Ce que nous ne contenons pas de Lui, nous ne pouvons Le voir chez l’autre. C’est pourquoi ce que nous aimons chez autrui est ce que nous aimons par-delà l’illusion du « je », c'est-à-dire (nous aimons) ce que nous connaissons de notre Soi, notre part de Dieu, à un instant donné. Comprenons alors notre incapacité à aimer durablement les autres en tant qu’egos, mais seulement ce qui, en eux, nous est accessible de Dieu, donc que nous « possédons » aussi de Lui, ce que de Lui nous sommes investis.

 

Alors sonne Résonance !

Ainsi n’aimons-nous réellement que notre Soi dans le miroir de l’amant en croyant l’aimer pour lui-même.

Ainsi n’aimons-nous réellement que notre Soi dans le miroir de l’amante en croyant l’aimer pour elle-même.

Ainsi n’aimons-nous réellement que Dieu lorsque nous croyons aimer Dieu et nous-mêmes.

 

Tout homme a le choix : aimer son moi ou aimer le Soi. Le premier cas conduit à la chute par l’égarement au sein des méandres illusoires de l’ego, et, par voie de conséquence, à l’isolement au travers d’une désespérante solitude.

 

L’alter ego : « Quand l'être réfute sa connexion à sa divinité, en se coupant de toute énergie vivante, vibrante et créatrice que la vie peut lui offrir, alors il ne faut pas s'attendre à des miracles ; car là où la conscience n'a pas fait le travail, les forces involutives entrent en action ! ».

 

Le Monde : « Ne manqué-je point d’Amour ? »

 

L’autre choix conduit à l’élévation par l’Amour de la Connaissance progressive et sans fin de la nature de la Présence divine en toutes choses. Le premier cas rend aveugle par l’ignorance, le second cas rend clairvoyant par la révélation ascendante, ou Intuition Intellectuelle. La clairvoyance ne provient pas du moi mais du Soi, car elle est don de Dieu, théophanie, descente de Vérités divines sur l’Homme alors éclairé, éveillé et sur sa voie de purification.

 

Ainsi, l’expérience de l’état d’Amour s’apparente à un état d’être synthétique – conscience par esprit de Synthèse - et participatif de tout ce qui apparaît autre, et témoigne en cela du passage de l’Individuel à l’Universel. L’autre, justement, s’amenuise proportionnellement à l’intensité de l’Amour éprouvé. Il devient nous, et nous devenons l’autre. Et l’autre est toute chose, arbre, animal, enfant du bout du monde, être aimé. Nous sommes ce que nous connaissons… Et l’Amour transcende et contient tous les sentiments amoureux qui permettent d’y accéder.

 

Tournant le dos à nos « miroirs » apparaît l’obscur.

« Qui n’a ni Dieu ni maître a Satan pour maître ! »

N’existe-t-il pas en définitive que deux sortes d’êtres humains : ceux qui ont la Foi, et ceux qui ne l’ont pas ?

 

L’Humanisme : « N’encouragé-je point le culte des egos ? N’invité-je point les hommes à s’honorer et s’adorer comme dieux ? »

 

Toute chose existentielle reflète et renvoie selon sa nature et ses attributs propres sa Lumière de Dieu reçue par Nécessité ontologique, et c’est ainsi que de l’aveuglant au sombre, l’Univers lui-même est le miroir de tout l’éventail qualitatif du Manifestable.

 

L’Amour est plus qu’inévitable, il est Nécessité absolue. Avec Compassion et Miséricorde comme Associées, il apparaît et disparaît, croît et décroît, moteur et Justification de la Manifestation perpétuelle.

L’Amour Divin octroie et dévoile le sens de toute Connaissance, et s’impose comme Loi dans les rapports qu’entretiennent Dieu et les créatures. Ainsi, en fusionnant avec sa part de Dieu, le Soi, « notre » Soi, l’Amant, Serviteur parfait, n’est plus.

 

En Sa Manifestation, Dieu Se voile aux yeux des créatures. Par la Transcendance, les créatures recouvrent la vue, et voient à nouveau leur part de Dieu sans jamais pouvoir Le contempler en Son infinité.

 

Le Monde : « Certes, je souffre de manquer d’Amour, de Compassion et de Miséricorde. Aussi je ne m’étonne point de périr ! »

 

Plus le dos tourné à leurs miroirs les êtres se détournent de Dieu, plus ils ne perçoivent du monde qu’un spectacle désolant de souffrance, d’angoisse et de solitude, Parricide suprême, géniteur d’un athéisme d’autant plus dur à détrôner qu’il est sans cesse renforcé par la vision d’un monde en désintégration, et, par les limites inhérentes à la raison reine.

 

Le monde extérieur est le reflet de notre monde intérieur.

 

En tant que Vertu justifiant toute Manifestation – de Dieu à Lui-même -, l’Amour est la condition nécessaire au maintien de l’Unité – de toutes choses - en Dieu et par Dieu.

 

D’où le Commandement : « Aimez-vous les uns les autres ! », car en ce cas, chacun voit sa part de Dieu en l’autre comme en toutes choses, tandis que Dieu, en Synthèse, Se voit en Sa Lumière dans Sa Totalité Manifestée.

Dieu est Lumière absolue, et selon Sa Volonté, Dieu est aussi retrait, voile de Sa Lumière absolue, et ainsi Ténèbres.

C’est ici qu’apparaît la Science des Contraires, que voile l’Unité absolue.

Il en est ainsi notamment lorsqu’Il Se retire en tant que Compassion, Miséricorde et Amour.

Du retrait de ces Vertus Archétypes, et lorsque ce dernier semble être pour ainsi dire total, apparaît la Géhenne.

 

Notre monde se désagrège et file droit vers un indescriptible chaos et à sa fin définitive pour manquer de cet Amour.

Pour n’avoir pas su retenir la Miséricorde divine.

Pour être ainsi devenu progressivement un enfer.

Pour n’être plus gouverné que par la haine, la cruauté, la vanité, l’orgueil, l’irrespect, l’ignorance des choses de Dieu, la vulgarité, la bêtise, le péché au quotidien, l’indifférence, le mensonge, l’hypocrisie, la corruption, l’esprit d’intrigue, de manipulation et de complot, le matérialisme… et par dessus tout, par sa conséquence logique, l’athéisme mortel, sous couvert de laïcité diabolique !

 

Le manque de Foi est aussi un facteur majeur de la perdition actuelle.

Foi, Connaissance issue d’un Don octroyé par Dieu à la créature méritante.

Foi, Acte d’Amour réciproque entre Dieu et certains de Ses Serviteurs pécheurs.

 

………………………..

 

Etoiles d’un même firmament, toute chose, quelle qu’elle soit, brille avec plus ou moins d’éclat.

Certaines sont ternes, obscures, d’autres lumineuses, intenses. Car de même que la Lune renvoie la lumière du Soleil selon un rayonnement inhérent à sa constitution, toute chose reflète la Lumière de Dieu selon une nature spirituellement singulière. Ainsi exposés en permanence à Son Illumination, nous Le réfléchissons plus ou moins fidèlement et intensément, en fonction de la nature des impuretés voilant et déformant la Flamme divine qui scintille au cœur de nos Esprits.

 

La Lune : « Par les Vérités qu’Allah m’a confiées, je rayonne comme un Savant. »

Le Dévot : « Certes, en cela tu m’es supérieure, sauf si ta démarche est dépourvue d’Amour. »

 

Jésus, incarnation temporelle de l’état Christique éternel, Christ, dont on peut être certain qu’avant qu’Adam soit (le Germe de notre Humanité, réservoir de toutes les âmes), il est, fut au milieu des hommes l’expression vivante du Verbe divin, et rayonne encore en réchauffant les cœurs repentants de ses rayons spirituels. Verbe manifestateur - Sois ! Kun ou Khun - incarné, Jésus fut plus que prophète, il fut la Prophétie. Il incarna plus que la Lettre, il en révéla l’Esprit, et ce que Jésus fut, le Christ l’est.

 

Tout entre en la Manifestation par le Verbe Christique. Et tout en sort également.

 

Nettoyer le miroir que nous sommes, le polir afin de refléter fidèlement ce que nous manifestons de part divine, tout cela signifie aimer Dieu, Y penser, se repentir, Le chercher en Soi et Le découvrir en ce monde, faire et respecter Sa volonté par amour de Lui. On ne peut avoir soif de Dieu qu’en L’aimant, et on ne peut L’aimer que si on Le re-connaît en nous-mêmes, c'est-à-dire en l’infime partie de Dieu que, comme toute chose, nous sommes.

Plus nous Le connaissons, plus on L’aime, jusqu’à L’adorer et Le voir partout. C’est cela aussi constater et reconnaître Son Omniprésence.

 

Il va de soi que Dieu Seul est Savant sur Lui-même.     

 

Les créatures détournées de Dieu ne voient Son image ni dans leurs propres miroirs ni dans celui des autres. On ne peut aimer (avec constance) que ce qui est de Dieu car Il est omniprésent. Ainsi, ne voyant pas Dieu dans l’autre, naît l’incapacité à aimer ce dernier de façon constante et durable, et au fond, l’on n’aime véritablement ni l’Un ni l’autre. Alors, sous l’empire des egos, l’Amour peut déserter progressivement un monde, le conduisant irrémédiablement à sa perte.

 

L’Enfer : « Anéantis-moi Seigneur, car pour ne point T’avoir aimé et connu, Ta Miséricorde m’a quitté !  Aussi je ne peux souffrir ainsi sans mourir. »

 

De l’ignorance de l’ordre divin naît l’incapacité à L’aimer. Place est faite alors pour les ténèbres et le chaos. Aspirer à l’Amour pour Dieu et à l’Amour de Dieu prouve que nos cœurs contiennent de la pureté, cette étincelle divine inévitablement présente en toutes choses.

 

Conséquence d’un manque essentiel et nettoyeur d’impuretés, nous comprenons ainsi le rôle de la souffrance, pourquoi l’égo-ïsme est le mal qui voile l’Or du cœur, et qu’associé à l’ignorance du Divin, tous deux ne sont que faux bergers conduisant aux ténèbres et au carrefour de tous les périls pour l’âme.

 

………………………..

 

« Quand le Ciel veut sauver un homme, il lui envoie l’amour. »

Lao-Tseu

 

Amarré, j’entreprends l’ascension, chaînon après chaînon, lutte après lutte, mû par le souffle de ton aspiration jusqu’à cette lueur que j’entrevois, cime que les brumes n’atteignent pas.

En cet instant même, mon âme entre en contact avec toi. Je le sens, car tout mon corps s’emplit d’une douce chaleur aux parfums de renaissance, comme un mois de mai des Fruits de Sa Science.

Que puis-je te cacher, que pourrais-je t’épargner, que ne pourrais-je t’accorder, tandis que tu me re-connais, présent en ton essence ?

Que refuserais-tu de moi alors que j’entends notre Soi chanter, alors que je le vois danser ?

Que refuserais-je de toi, alors que tu es allongée à mes côtés en notre berceau d’innocence ?

Lorsque communient nos âmes, tu m’envahis au point qu’un nouvel univers se dépeint devant moi, univers d’Amour, qui jaillit en fontaine, tel une Kundalini de Joies embrassant de ses spires l’axe de notre Soi.

Ici, nous sommes justifiés.

Là, nous justifions toutes choses.

Ici, nous sommes irradiés d’un Amour qui ne nous appartient pas.

Là, nous irradions d’amour tout ce qui ne nous dépeint pas.

Ici, en ce Lieu principiel, s’opère la Fusion !

Là, en ce lieu de l’Amour Unitaire, l’amour devient fusionnel.

Ici, naît le Couple Primordial !

 

Dieu projette à travers l’amour qui unit deux êtres un (de Ses) visage particulier de l’infinité (de Visages) qu’Il contient, de la même façon l’Amour Universel peut être perçu comme une synthèse de l’indéfinité des formes extériorisées de Son Amour ainsi manifesté par le Corps Universel, tel un reflet instantané et permanent de Son Visage

 

Tout est Signe ! C’est à l’aveuglement spirituel que nous devons de l’ignorer.

Ne soyons pas comme ces aveugles qui cherchent à prouver que la Lumière n’existe pas. (Cf. R. Guénon).

 

 

            Mercure

 

Par Mercure
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Samedi 29 novembre 2008

Le libre arbitre

 

           

            S’il est des notions délicates à aborder de façon intrinsèque et dans le vacarme actuel au sein duquel leurs significations sont le plus souvent mal comprises, pour ne pas dire où la confusion est totale, celle du libre arbitre en fait incontestablement partie.

 

Considérant que revenir en détail sur l’approche métaphysique relative aux concepts d’Unité, d’Eternité, d’Omniscience, d’Absolutisme, de Volitivité… serait fastidieux et redondant eu égard au contenu des articles présents sur ce site, le chemin le plus court sera entrepris pour parvenir à la question qui nous intéresse présentement.

Le lecteur est remercié pour sa patience et son intérêt, entendu qu’il est supposé avoir lu la somme des articles présentés ici, ceux-ci autorisant une compréhension plus fine de ce qui va suivre.

 

Rappelons tout d’abord comme nous l’avons déjà suggéré, qu’en tant qu’Infini, Dieu est définitivement « autre » que toutes les Caractérisations inhérentes à l’effet d’engendrer le Multiple. Ainsi est-Il au-delà de Ses Attributs par Lui déterminés et de toute notion de Liberté au sens où un choix est posé, choix suggérant alors au travers d’un paradoxe peu banal une notion de contrainte qui ne peut s’entendre pour l’Infini qui s’affirme au contraire comme en étant totalement dépourvu.

 

Seule en effet l’Impossibilité pourrait contraindre la « Possibilité Totale », ceci n’ayant aucun sens puisque l’impossible ne fait pas partie de l’Infinité des Possibles !

 

Précisément, cela signifie qu’il existe quelque chose positionné au-delà de la Liberté, hors de portée de la conscience humaine, aussi totale puisse être la définition portée au concept de Liberté. Cette chose, c’est la non-liberté ou si l’on peut s’exprimer par ce terme, l’ « inliberté », la négation ne signifiant pas le privatif par un retour à la contrainte - du choix ou d’une infinité de choix, ce qui n’a aucun sens sur le plan quantitatif -, mais bien un dépassement absolu de toutes les possibilités de choix, ce dernier étant transcendé par la Disposition ontologique Totale des Possibilités.

 

Ceci s’entend pour Dieu Infini et Un, Seigneur de toutes choses inhérentes à Lui-même ; et il n’en existe aucune autre. Se suffisant éternellement à Lui-même, ayant Sa Raison Suffisante en Lui-même, Dieu Volitif transcende la Liberté contraignante, celle-ci suggérant une ordonnance qui sera seule prise, excluant de fait toutes les autres possibilités de décision. Lors d’un choix en effet, toutes les données autres que celle choisie ne serons pas manifestées, passant pour ainsi dire aux oubliettes de l’imaginaire, devenant en quelque sorte des possibles « retirés » du plan manifestable. Or, il est entendu que toutes les Possibilités manifestables le seront, de même que toutes les Possibilités non manifestables ne le seront pas.

 

Et ce n’est pas parce que Dieu étant définitivement « Tout » (non restrictif ni clos mais au sens de Globalité) peut Tout, qu’Il peut faire « n’importe quoi (de Lui-même), car alors Il serait Chaos infini. C’est pourquoi Sa Manifestation, bien qu’imparfaite en tant que telle, n’en n’est pas moins conçue par Lui parfaitement selon Sa Volonté (les Lois ordonnant toutes choses).

 

Sur le plan humain, il en est naturellement tout autrement, en apparence du moins, et selon que l’on envisage cette question de notre point de vue particulier. Seul le Contingent peut donner l’impression d’un libre-arbitre en tant que le choix y apparaît. Illusion cela va de soi, entendu que seule la Possibilité manifestable en (son) Principe deviendra effective en manifestation.

 

Une illusion de choix que tous nous avons, conscience d’un choix dont le terme unique est prédéterminé de toute éternité.

 

Le socle entier de notre existence est carrelé de choix, jalons d’intersections incessantes dont l’une des directions seulement, et une seule en définitive, n’est possible et réalisable en manifestation. Toutes les autres directions en dehors de celle qui sera suivie ne sont qu’illusions, sinon, que reste-t-il de l’Omniscience ? Que reste-t-il de la Destinée… et de l’Infinité de Dieu ?

 

Dans la négative, notre monde et l’Univers ne seraient que chaos perpétuels, lieux du fracas incessants de hasards s’entrechoquant, hasards ne pouvant être, à l’évidence,  puisque tout est Déterminisme de par l’Omniscience infinie et que, derrière le hasard, se cache toute l’ignorance que nous avons de la Détermination Totale en mouvement.

 

Pour étayer ce propos, il m’a été donné d’être informaticien de petit niveau par le passé, à une époque où l’informatique en était à ses premiers balbutiements. Un monde de rigueur et de logique à n’en pas douter, et une machine - l’ordi-nateur - qui pourrait n’être pas née de la seule pensée humaine, tant le lien entre le transistor électronique et les connaissances scientifiques de l’époque s’avèrent pour le moins indistincts. Mais c’est une autre histoire…

 

Qu’il me soit permis ici une analogie avec ce que l’on nomme un organigramme. Car pour concevoir un logiciel informatique, du moins voici plus de vingt ans, il en fallait un, à l’instar d’un architecte qui définit les plans de la bâtisse avant l’inauguration des travaux.

La première chose à faire avant toute conception est de définir le premier choix : « Voulez-vous quitter ce programme, ou continuer ? »

 

Nous avons tous besoin de cette porte de sortie initiale, que ce soit en naviguant dans un programme informatique, ou que nous surfions sur la Toile Divine, Programme des programmes, ensemble indéfiniment complexe de déterminismes divins réfléchissant dans le Temps et l’Espace (pour ce qui concerne notre univers sensible) la fixité absolue et éternelle de certaines particularités immanentes au Corps de Dieu. 

 

Dans le cas contraire donc, on emprisonne en quelque sorte l’utilisateur dans le programme, et il ne sait plus ni où, ni comment sortir de ce labyrinthe informatique.

Ce choix est représenté par un losange à l’intérieur duquel la question (du choix) est posée, au crayon et sur papier s’entend, car pour l’utilisateur, ce sera une « boite de dialogue » qui s’ouvrira à l’écran.

 

L’opposition apparente entre la question du Choix et le soi-disant libre arbitre humain (mais sont-ce deux notions si différentes, et ne sont-elles pas reliées en tant que cause et conséquence ?) au Concept de l’Omniscience divine m’interrogeais de puis longtemps. J’entrepris voici quelques années un parallèle qui m’autorisa une réponse.

 

Parallèle entre le losange et le libre arbitre humain, d’où jaillit l’illusion du choix effectué en conséquence par notre propre volonté, celle-ci se considérant en ce cas créatrice et autonome, alors qu’en vérité, l’illusion d’un libre arbitre décisionnel nous amène irrémédiablement à opter pour la seule possibilité qui existe en principe dans notre Germe éternel, possibilité qui de fait, par nature ou ontologiquement, n’est pas de notre fait, mais de Dieu Lui-même.

 

Le losange informatique symbolise la conscience d’un choix mentalisé, alors que, et la comparaison s’arrête là avec l’organigramme puisque l’ensemble des possibilités d’action proposées lors du choix informatique débouchent toutes réellement sur des actions potentiellement actives, la décision prise dans notre réalité existentielle, générant ainsi l’unique action possible, ne peut être que la seule contenue en principe, en conséquence de quoi toutes les autres possibilités entrevues lors de la prise de conscience du choix relèvent tout au plus du domaine de notre imaginaire en lequel toutes choses imaginées, bien que présentes également en principe, rien ne pouvant être extérieur à l’infinité de Dieu, découlent du domaine sensible Non Manifestable.

 

Dans le cas contraire, pourrions-nous légitimement affirmer que nous autres créatures serions créatrices de possibilités qui n’existent pas en Dieu ? Et encore, en admettant que cet ensemble d’actions (voies, conséquences) résultants de choix multiples et manifestables en notre réalité existent virtuellement en Lui, ne vivrions nous pas en un monde de chaos perpétuel, où toute loi, sitôt née serait abolie, où toute résonance harmonieuse, échos ou compatibilité seraient aléatoirement détruits et où, en définitive, serait irrémédiablement et en permanence anéantie (donc « in-manifestable ») la loi de Causalité, celle-là même sur laquelle s’appuie l’écoulement cohérent des contingences inhérentes à l’Espace Temps ?

 

De cette Incohérence, tout ceci engendrerait, en définitive, l’abolition de l’Unité rayonnante et du Règne de l’Omniscience Unitaire à travers la Production de la Manifestation Perpétuelle.

 

Ainsi, la Manifestation toute entière, cohérente, régulée et orchestrée par les Lois divines, expressions de Sa Volonté, s’avérerait dans l’incapacité, toute entière, de revêtir l’Habit Existentiel.

 

Il  découle de tout ceci que quoique nous fassions en fait, et quoique nous pensions, nous ne faisons qu’exécuter et penser selon la Volonté de Dieu !

Et ce, malgré qu’Il ait souhaité octroyer à la créature le pouvoir d’illusion d’agir et de penser indépendamment de Lui selon une volonté propre. La « sensation » d’être, d’agir et de penser extérieurement à la Source n’apparaît alors que comme un problème de Conscience.

 

Est « Réalisé », et donc Libéré, celui qui a cessé, en Conscience, de croire être autre chose qu’une Possibilité divine en mouvement.

 

En définitive, il ne pourrait y avoir que deux façons d’entrevoir toute action, parole ou pensée consécutives à un choix dont nous serions les maîtres absolus, car nous faisons tous la volonté de Dieu, mais :

- d’une part, à la manière de ceux qui l’ignorent, illusionnés qu’ils sont par l’ego et par la méconnaissance relative à ce sujet, croyant ainsi choisir et agir en conséquence de leur propre choix, donc de manifester, peuvent-ils déduire, des possibles qui n’existeraient pas en Dieu ! Certains n’ont pas manqué d’affirmer que l’homme crée Dieu… Diabolique ! Ceci fait en toute liberté, ce qui conduit à l’innocentement par un libre arbitre incompris et postulé comme un détachement ombilical d’avec Dieu, pont naturel conduisant à la notion erronée d’un Créateur détaché et spectateur, puissant ou impuissant, de sa Création ;

- d’autre part, selon ceux qui agissent en ayant conscience que, libérés des illusions de l’Ego d’être autonomes (dans la décision de la voie choisie) en cette conscience d’un choix, reconnaissent obéir dans tous les cas à la Volonté de Dieu au travers d’un acte de Foi.

 

Ainsi, l’équation par la Voix de l’Ignorance : Conscience d’un choix (le libre arbitre incompris et subi) – Présence du libre arbitre –  Volonté personnelle affirmée – Illusion de la propriété de l’action – Absence de Foi – Couronnement de l‘Ego.

 

Ainsi l’équation par la Voie de la Foi et de la Connaissance : Action (état d’être) de Foi – Conscience du Choix (le libre arbitre « égoïque » conscient et maîtrisé) – Absence décisionnelle dans le libre arbitre – Volonté de Dieu – Connaissance de l’Origine de l’action – Salut de l’Ame et possibilité de réintégration principielle.

 

Sans extrapoler hors de ce propos et en restant dans un cadre humain, la Vie s’affirme alors comme une prise de conscience continue de choix permanents dont les issues ne nous appartiennent pas, mais procèdent du Divin.

 

Comme un reflet de la Transcendance de la Liberté dont Dieu Seul bénéficie, la véritable Liberté pour l’Homme pourrait bien s’avérer d’être en Conscience, par Amour et volontairement, Serviteur de Dieu.

 

Au travers de la Soumission totale (Islam), l’Homme acquiert, illustre et magnifie la notion de Liberté véritable.

 

En cela, l’Homme est libre, car définitivement délivré des illusions inhérentes à sa propre volonté face aux choix posés, étant donné que Dieu « voit à travers ses yeux », « parle à travers sa bouche », « agit au travers de ses actes »…

 

Ceci rejoint le sens profond de la Prière ainsi que l’a si bien décrit Ibn Arabi, dont le propos dit en substance : « Que peut refuser Celui qui accorde à celui qui demande si Celui qui accorde est le même que Celui qui demande ? ».

 

Ce que l’Homme contient d’homme est résolu, réintégré.

Ce que l’homme contient d’Homme est déchargé, libre !

Miracle de l’Effacement.

Récompense de l’Anéantissement par la mort de l’ego.

 

            Mercure

Par Mercure
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Samedi 29 novembre 2008

TEMPS ET ETERNITE

 

 

Qu’est-ce que le Temps ?

La science moderne en général et la physique en particulier ont tenté, sans succès jusqu’à présent, de donner une définition claire et définitive du Temps. Les quelques approches en ce sens, une fois réglée l’insoluble question de définir l’instant pas le nombre, ont essentiellement été élaborées à partir de dires philosophiques. Tout au plus, les tentatives effectuées pour donner une définition claire du Temps se sont soldées par un échec, relevant au mieux d’une approche métaphorique. Aussi certains scientifiques s’accordent sur le fait d’abandonner toute esquisse dans une réponse à donner concernant la nature même d’un tel concept. Ceux-là ont raison, car, en définitive, les limites fixées par l’étroitesse des points de vue de la science moderne sont justement celles-là qu’il faudrait dépasser, mais en ont-ils seulement conscience ?

 

Il est indispensable, pour tenter d’éclaircir quelque peu les concepts de Temps et de non Temps (l’Eternité), de s’appuyer sur certaines notions inhérentes aux principes.

 

…….

 

Chaque élément manifesté est, pour ainsi dire, le résultat de la transformation d’une Virtualité éternelle (contenue, immuable, en Principe), en une possibilité manifestable temporellement (pour ce qui est contingent au Temps uniquement, étant entendu qu’une indéfinité de possibles échappent définitivement à toute contingence temporelle), c'est-à-dire en une possibilité « extraite » de son contexte principiel, et qui, lors de sa manifestation, reprenant ici une image chère à Ibn Arabi, revêt « l’habit existentiel ». Toutefois, il faut prendre garde de ne pas donner à la notion d’extraction le sens de détachement radical ou d’exclusion du Sein Virtuel, car une possibilité qui s’extrairait irrémédiablement de la Virtualité engendrerait un néant au sein même de cette dernière, ce qui, en raison justement de la « nature idéatoire du néant » (voir l’article « Dieu ou néant »), est une pure impossibilité.

 

Ainsi, dire qu’une possibilité est extraite de son contexte virtuel sous-entend l’idée de transformation, celle-ci résultant directement de son « incarnation » dans le mode Existentiel, et pour ce qui nous concerne, temporel. Cette transformation apparaît alors comme la phase terminale d’un Processus divin autorisant le passage du Virtuel au Potentiel, et qui plus est, au Potentiel manifestable, car, si tout ce qui est manifestable est potentialisé en Principe après être (en permanence) virtualisé et non distingué dans l’Unité éternelle, tout potentiel principiel n’en est pas pour autant manifestable.

 

Cette opération est réalisée à travers le Verbe, Christ, en tant que Principe « Passif » soumis à la Toute Puissance et à la Volonté de Dieu – Khun ! Sois ! - ; en tant que Principe « Actif » lorsque l’action engendrée se rapporte à toute Manifestation. Toute chose, du Principe à l’existentialisation est engendrée par et à travers le Christ-Verbe. Et toute chose retourne au Principe dont elle dépend éternellement par le même Verbe-Christ. Ainsi peut-on affirmer que le Christ, plus que prophète, est Prophétie, Pontife Suprême, « moyen » initial par lequel est émise toute parole de Dieu, et pour ainsi dire, toute action de manifestation.

 

Cette transformation incarne donc un changement de nature, une transmutation d’état. Rappelons seulement que le domaine Virtuel relève du domaine Universel, donc de l’Unité, Universel qui ne saurait contenir aucune détermination particulière, toutes les distinctions liées à la Manifestation étant ici fondues en un seul et unique Super Principe : l’Infinité des Possibilités, autrement dit la notion la moins restrictive de Dieu.

 

C’est pourquoi, lorsque est employé le mot « Virtualité » au pluriel, il s’agit avant tout de rendre plus claire et plus intelligible d’une part, la Virtualité Universelle, indivisible et Une, d’autre part la Virtualisation des potentiels, et enfin, la Potentialisation, entendue comme phénomène de distinction du contenu (potentialisable uniquement) de la Virtualité Première, ainsi que les potentialisations lorsqu’il s’agit de la répétition de ce processus.

 

C’est donc par un effet d’ascension (de remontée, de retour) intellectuelle vers l’Essence qu’est employé spontanément « Virtualité » au pluriel, afin de relier « naturellement » cette notion aux potentialités nées des distinctions indéfinies nécessaires à toute manifestation, distinctions ayant pour conséquence de transmuer le Virtuel en Potentiels ; car, encore une fois, ce qui est Eternel, Universel, Un, Absolu, Volitif, Infini, et ne saurait jamais être manifestable au sens où nous comprenons la Manifestation, c’est à dire assimilable à l’Univers observable et à tout ce qu’il comporte et que nous connaissons, ainsi qu’à tout ce que nous ne constatons ni ne soupçonnons pas.

Dit autrement, Dieu est infiniment plus que l’ensemble de Sa Manifestation, malgré qu’elle ne connaisse jamais de fin – Manifestation Perpétuelle.

 

Emerge spontanément le parallèle entre connaissance et être, sachant que nous sommes ce que nous connaissons, donc possédons. Précisons simplement pour l’instant que, contingentés par la condition humaine actuelle, nous ne pourrons jamais connaître de l’Univers que ce que nous sommes et connaissons de nous-mêmes, ce qui signifie que nous ignorerons toujours de sa véritable nature tout ce que nous ne sommes pas.

 

Ceci rejoint la notion de mystère, qui, prit dans son sens moderne, signifie quelque chose de découvrable, les petits mystères modernes n’étant le plus souvent que des sortes de trésors cachés, de devinettes ou de questions relevant du savoir et non de la Connaissance, ce que chacun ou presque est à même de découvrir ou d’apprendre par lui-même ou autrui. C’est la mise en évidence du Mystère métaphysique, dont l’existence même ne peut être qu’ignorée par ceux qui ne le possèdent pas en eux-mêmes.

 

Etre en possession d’un tel Mystère revient à être soi-même le Mystère en question, et ainsi à le révéler par sa propre existence. Or, comme « être » est « connaître », la nature que Dieu a octroyée à chacun de nous détermine d’elle-même qui peut connaître ou non de tels Mystères. Quiconque en tant que détenteur chercherait à révéler de tels Inconnues est irrémédiablement voué à l’échec face à tous ceux qui ontologiquement les ignorent, ceci renforçant au besoin le caractère d’inviolabilité de ces Mystères d’ordre métaphysique, seuls à mériter une telle appellation.

 

…….

 

Le Manifestable, produit sous l’apparence du Multiple, de ses innombrables changements et de sa variété indéfinissable est UN, comme un reflet dans l’existentiel de l’Unité éternelle. Et bien que cette Unité ne soit pas manifestable en « totalité », c’est à la Personnalité coordinatrice et éternellement Une de Dieu qu’il faut ici se référer.

 

Un comme le corps est Un malgré ses innombrables cellules et atomes : on ne dit pas : « Bonjour milliards de cellules ». Un comme un être humain est Un malgré l’ensemble des vertus et de leurs absences qui le caractérisent : on ne dit pas : « Bonjour bonté, jaloux, généreux etc., mais bonjour untel ».

 

Tout principe appartient au domaine de l’Universel. Dans cet état, tout principe est donc Un. Universel et de nature unifiée, un principe baigne dans le domaine de l’éternel, et non du temporel, le Temps ne pouvant tolérer l’absence absolue ne serait-ce que d’un seul changement ou d’une seule et unique transformation. Procédant de l’Eternité, ce qu’il contient est virtuel, et à ce stade, on ne peut parler que d’une seule Virtualité étant donné le caractère unifié et unitaire de tout principe. De la notion d’Eternité découle celle de l’invariance. Or, le manifestable est caractérisé par la distinction, la séparativité et la détermination de ce qui est Un en principe par le changement et les transformations issues des interactions entre les nouveaux éléments manifestés.

 

Là où le principe est unifié et « inerte », semble inerte serait plus juste étant donné le caractère éminemment actif du Principe d’où tout découle en fait « passivement », le manifesté est mouvement et diversité. Cette analogie n’est pas réellement valable du fait de l’impossibilité de comparer ce qui relève du domaine de l’infini avec ce qui a trait au fini, pas plus qu’il n’est possible de mettre en parallèle les domaines universel et individuel, éternel et temporel, et pour les mêmes raisons ceux de la multiplicité et de l’Unité.

L’image d’une chute d’eau grandiose parait intéressante. Positionnés au pied de cette dernière sans distinguer le glacier qui en est la Source (le Principe immuable), nous contemplons la génération des possibilités qui y sont inclues s’écoulant sans fin, étant entendu dans cet exemple que le glacier est inusable et ne subit aucune transformation de nature.

 

Ainsi donc, la notion de principe laisse apparaître trois états, qui, bien que ne faisant qu’Un, sont à distinguer afin de mieux les appréhender, pour peu que, justement, ne soit pas oubliée la notion d’Unité qui les caractérise. Nous nous permettrons de classer ces trois états selon un ordre hiérarchique, qui en Métaphysique comme pour tout ce qui a trait au Spirituel, part de l’unité pour « descendre » vers la multiplicité. Si au regard de la Manifestation universelle et éternelle il n’y a qu’un seul et unique état dans lequel rien n’est déterminé, selon notre point de vue qui est celui de la manifestation apparaissent trois états essentiels connus comme Virtuel, Potentiel et Manifesté.

 

Toute chose manifestée est le « résultat » d’une succession indéfinie et indéfinissable de causalités antérieures, ce qui de fait, détermine cet élément en une causalité sans cesse renouvelée, causalité générant à son tour un nouvel élément caractérisé de la même façon que le précédent. Ce « processus » est métaphysique, car bien qu’il apparaisse à nos yeux comme relevant du domaine restreint de l’individuel, il procède et participe tout entier de l’Universel.

Une première conclusion s’impose : toute chose existe à un instant déterminé bien que non déterminable, le temps ou la durée d’une chose ne cessant pas avant le terme de la chose, c'est-à-dire avant l’épuisement total de la possibilité inclue en son propre principe qui détermine justement « l’instant présent ». Or, toute chose contient en elle-même tous les potentiels d’interaction qu’il lui est possible « d’expérimenter », faisant que selon le raisonnement, l’état présent de toute chose manifestée renferme l’ensemble des possibilités transformatrices issues de son propre passé, ce qui constitue alors un conditionnement pour l’avènement d’un futur.

 

Voilà bien un concept où la raison raisonnante est illusionnée, là où l’esprit de synthèse métaphysique conçoit l’Unité à travers le déroulement séquentiel des possibles, ce qui engendre le Temps.

D’où l’équation : un Instant = une Possibilité (manifestée) !

L’écoulement des Possibles étant orchestré selon l’Ordonnance issue de l’Omniscience et de la Toute Puissance de Dieu.

Ce procédé divin ne se réalise pas dans le Temps, mais engendre le Temps.

 

…….

 

Vue de la Raison, autrement dit à travers l’illusion.

 

Le présent est immobile car il ne peut donner aucun changement. Et pourtant, dans quel Temps peut-on imaginer qu’une chose se transforme, si ce n’est dans le présent ? En définitive, seul est le présent, car, lors de toute prise de conscience, passé et futur ne sont qu’abstractions, n’étant plus et pas encore. Etant donné que le présent s’apparente par trop à l’insaisissable instant, il s’appréhende comme continuum, reflet manifesté de l’imperceptible et indécelable Eternité. C’est donc le long de ce continuum que s’opèrent toutes transformations, ce qui nous amène à la reconnaissance que la moindre transformation « fabrique » et créé le continuum. Transformations et Temps sont donc étroitement enchevêtrés, l’un comme créateur de l’autre, l’autre comme support du premier.

Ce que l’on nomme présent est de ce fait la résultante de l’ensemble des « passés ». Ainsi doit-on parler plus à propos de durée pour qualifier ce que l’on définit comme le Temps, et qualifier par Temps le réservoir de toutes les durées, par analogie avec le « réservoir » supra-spatial qui contient l’Espace ou Cosmos que nous connaissons, en lesquels du gravier aux amas galactiques et de la plus infime sensation à l’exaltation la plus haute d’Amour, toutes contingences sont contenues et englobées.

Tous nous vivons au rythme de notre propre durée, selon un rythme propre, le Temps qui nous est commun à tous. Une journée n’est jamais vécue avec la même sensation de durée par tout le monde. Chacun à sa mesure la vivra plus ou moins courte ou plus ou loin longue, pendant que l’horloge atomique, ou Temps minéral, définit le Temps global en lequel toutes créatures pensantes expérimentent leurs durées propres.

 

Vivre le présent implique par conséquent la jouissance d’un état particulier. Le présent se comporte comme le révélateur de tout être et de toute chose, que le continuum temporel ne cesse de transformer. A chaque « instant », encore faudrait-il dire à tout moment, donc en permanence, il n’est question que de présent et de révélation d’un état d’être particulier. La réaction d’une interaction forme une nouvelle chose, un nouvel élément. Mais chaque élément interactif, préalablement à l’action interactive, englobe potentiellement d’une part, le « pouvoir » d’interaction, d’autre part les qualifications nouvelles, autrement dit la transformation réactive issue de cette interaction.

De fait, rien ne s’oppose à ce que soit affirmé que tout élément, changeant sans cesse sur le fil continu du présent, renferme en lui-même la globalité de ses propres durées. Ces dernières apparaissent comme voilés par l’éclat et, pour certains êtres par la prise de conscience d’être, présent devenant illusoire car déroulant sans cesse les potentialités transformatrices qu’il englobe constamment.

 

Apparaît ici un paradoxe : comment le Temps présent peut-il incarner l’état fixe, immobile d’une chose, tout en pouvant être défini comme le lien continu sur lequel évolue cette même chose ? Pour que le présent incarne l’absence totale de changement, « un Temps fixe » si l’on peut exprimer ainsi cette formule paradoxale - la notion de Temps étant indissociable de celle de mouvement, le Temps devrait être discontinu. Ceci revient à prétendre que nous vivons dans un Temps en pointillé, dont les moments de « plein » (où il est en action) seraient entrecoupés par des … ? ... de néant temporel.

 

Il suffit de se référer à l’article « Dieu ou Néant » pour reconnaître que cela est impossible. Le présent apparaît donc comme le liant continu le long duquel se déroule ce que nous appelons le Temps, à savoir un futur qui se transforme en passé, ou un passé qui ne cesse de « mourir » pour laisser place au futur, passé comme futur étant totalement illusoires. Ainsi, le présent est insaisissable ; et point de fixité de l’instant non plus, car il s’agit là tout au contraire du support du changement perpétuel.

 

L’incapacité de la raison ratiocinante à déterminer conceptuellement ce que sont Présent et Temps apparaît ici avec clarté !

Alors que l’Intellect véritable affirme que « Le Temps, c’est Dieu ! » ainsi que le Prophète Mohammed en fit la réponse à l’un de ses compagnons qui le questionnait à ce sujet.

Certes, un Envoyé divin ne saurait dire autre chose que la Vérité.

Et nous avons approché la question par la plus petite qualification déterminable du Temps : une Possibilité particulière… suivie d’une autre…

Où le Temps s’appréhende par la succession métalogique et continue des possibilités selon l’Ordonnancement Divin, c'est-à-dire selon la nature de tous Principes manifestables et réservoirs de Possibles.

La cohérence et la continuité inhérentes à l’écoulement de la cascade temporelle découlent de l’Unité éternelle Principielle.

 

 

Mercure

 

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Suite en Partie II

 

 

Par Mercure
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Samedi 29 novembre 2008

TEMPS ET ETERNITE

Partie II

 

La lumière est hors du Temps et se comporte comme une archiviste perpétuelle. Seule la lumière contient « les présents » de tous les instants. Lumière physique, référence première de tout mouvement et de toute transformation. Lumière spirituelle, Lumière des lumières, car se référant aux choses de l’esprit et ne voyageant pas dans l’Espace et le Temps.

 

Parce que l’Homme est une limitation issue de l’Infini, il est soumis au Temps. En tant qu’affirmation, l’Homme comme toute chose déterminée est une négation de tout ce qu’il n’est pas, car toute affirmation nie ce qu’elle n’inclut pas. En tant que particularité, l’Homme n’est pas tout. Il est défini, et non infini, alors que Dieu n’est pas fini, mais infini et éternel. L’Homme, en tant qu’il participe contingentement aux conditions temporelles de son univers a sans cesse la possibilité d’être quelque chose de plus que ce qu’il incarne à un instant donné, du fait notamment que le Temps ne fait pas partie de toutes les conditions, qu’elles soient manifestées ou non.

 

Au sein des Principes, le Temps n’existe pas en tant que contingence englobant « l’existence même du principe », mais comme une « simple » possibilité manifestable. Le Temps n’est pas « supérieur » aux Principes, en ce sens qu’il les engloberait et les soumettrait à ses propres conditions, ce qui serait la négation absurde de l’Idée même de Principe - Connaissance que Dieu a de Lui et de l’Eternité.

Le Principe apparaîtrait alors comme conditionné par ce qu’il contient. De cette négation de la Possibilité ou du Principe (réservoir de Possibles) émerge une contradiction  ontologique, un principe étant invariable et éternel ne peut être soumis aux conditions temporelles.

 

En Dieu réside hors du Temps l’infinité des Possibilités. Dieu ne peut donc devenir plus ou moins que ce qu’Il est, en permanence de notre point de vue individuel et temporel, hors du Temps de Son point de vue Eternel. Dieu est l’Affirmation qui nie toute autre affirmation en tant qu’Il n’est pas limité.

 

La Vie ne s’adapte pas aux conditions ni aux transformations de l’Univers. C’est ce dernier qui sans cesse est conditionné par la Vie, car elle habite partout et l’Univers est une révélation de la Vie. Elle est aussi lumière, physique pour l’Espace, divine pour l’âme. Et tout devient lumière car la Vie révèle tout. La lumière conditionne et révèle l’Espace. Elle est instant, Temps zéro. Telle une archiviste éternelle, elle fige le Temps en une succession d’instants. Là où est son absence, pas de vie ni de Temps (le péché, l’ignorance). Lumière et instants s’écoulent à la même vitesse et dans le même Temps. Ce dernier est espace qui permet transformations et mouvements du vivant, extrait d’Eternité d’où naquit l’instant. Le présent est instant, recueil d’Eternité dans l’illusion du Temps qui s’y abreuve directement. Car en effet, le Temps naît constamment du non-Temps : l’Eternité !

 

Illusion d’ascension sur les marches du Temps, réalités transformatrices sur une « Eternité d’instants ». Ainsi EST l’Eternité de Dieu hors du Temps, mais Lui n’évolue pas. Absolu, Il contient virtuellement l’ensemble du potentiel infini des transformations. Dieu EST, mais hors du Temps. Toutes réalités d’instants glissent sur le fil de l’Eternité « manifestablement révélée », et la Vie n’étant qu’une succession d’instants, c’est donc elle qui engendre le Temps. Ainsi toute transformation des choses et des hommes « crée » le Temps, et chaque entité au rythme de ses transformations vit son propre Temps. Lumière, mémoire de l’Espace ; mémoire, lumière sensorielle ; Temps, seulement EST car illusion du « était » et de « sera » ; Dieu, éternel présent car infinité des instants, miracle de l’intemporel guidant tous les Temps.

 

Le Temps n’est qu’une illusion « à vivre ». Seul EST le présent, reflet dans le manifesté de l’Eternité non manifestable. Le passé n’est plus et n’a été « est » que lorsqu’il fut le présent. Le futur n’est pas et n’« EST » jamais, sauf lorsqu’il sera « est ». En fait, le passé n’est jamais, car cela signifierait que le Temps s’arrêta, dans une fixité qui à son tour abolirait toute notion même de passé et de futur, et il en va de même pour le supposé futur. C’est la mémoire, intemporelle et non soumise aux conditions spatiales et temporelles, qui, paradoxalement, nous permet de prendre conscience du Temps. S’affranchir des limitations inhérentes à un état d’existence suppose de le dépasser, d’en franchir les limites. Ainsi, envisagé « au-delà » de l’état en question, celui-ci est globalement cerné et inclus comme potentiel, régenté, contingent et subordonné par ce qui lui échappe et lui fait défaut. La mémoire, non soumise aux conditions et limitations temporelles, permet de déterminer ce qui est passé, et non seulement ce qui fut passé.

 

Cette même mémoire nous donne conscience du Temps qui « passe » sur le fil du toujours présent. Prendre conscience du toujours présent nécessite de s’extraire des conditions temporelles, et d’abolir la mémoire des successions pour réintégrer le principe des Virtualités permanentes, qui elles-mêmes par nature, échappent totalement aux conditions et contraintes temporelles. Sortir, s’extraire de la condition humaine, elle-même soumise aux lois de l’espace et du Temps s’impose donc comme la première condition pour envisager vivre sans cesse consciemment le présent, sans avoir la moindre conscience ni d’un passé, ni d’un futur, c’est à dire d’une succession causale.

 

C’est la réintégration de son propre principe, Délivrance pour chacun.

Délivrance de l’enchaînement aux états temporels et spatiaux, de notre subordination et conditionnement par rapport à ces états : accession à la Réalisation, réintégration de son propre principe, désenchaînement des conditions inhérentes à l’Espace-Temps, réintégration consciente dans le Sein Universel et Eternel.

Tout principe est virtuel, UN, non distingué, non divisé, abolissant ainsi toute possibilité à l’émergence d’une quelconque temporalité ou durée.

 

Ce n’est que lorsque la Virtualité totale et Une contenue dans un principe se distingue en possibilités que le processus temporel (cela ne vaut que pour notre univers observable et soumis aux conditions temporelles) est inclus dans la manifestation conséquente de ces mêmes possibilités. En d’autres termes, dans notre univers, le Temps est une condition qui accompagne toute possibilité prête à se manifester. Le Temps est une conséquence de la Manifestation, non la cause ou le support préalablement existant.

Nous contenons du Temps, comme notre corps physique contient de l’eau. C’est pourquoi il n’y a pas un seul Temps pour toutes choses, mais autant de durées qu’il y a de choses.

 

Ce qui est UN ne saurait subir ou engendrer la moindre évolution.

Le toujours présent du déroulement successif des potentialités (causalités et leurs effets) donne l’impression et l’illusion d’un passé et d’un futur pourtant sans cesse et toujours inexistants, du fait que seul EST le présent. Paradoxe d’une définition du Temps par son absence, en ce sens que la temporalité exprime un déroulement, une relation de causalité, alors que le présent est perceptible uniquement sous un aspect perpétuel de fixité, comme la définition de l’instant « T » insaisissable de toute chose, de tout état.

 

Le présent est l’affirmation intemporelle qu’une chose existe, mais n’est pas l’affirmation qu’une chose est en train d’évoluer ni de se transformer. Il faut donc en conclure que le présent contient passé et futur. Le présent est un résultat déterminé, et sans cesse re-déterminé par l’effet qu’il engendre. Car si le présent est résultant, il est aussi causalité. Il est un produit producteur. Il ne cesse de se redéfinir, car il se contient en entier, à savoir qu’il contient son passé et son futur. En cela, il est analogue à l’Eternité. Comment aurait-il pu en être autrement, puisqu’il est le fils de l’Eternité ?

Dit autrement, toute possibilité manifestée équivalant à un instant présent l’est selon une logique successive et anticipative ou adventice, dont la raison d’exister (d’être manifestée) à un instant précis qui ne peut être que celui-ci, est prédéterminée de toute Eternité selon le « Contenu Qualitatif » propre à la Possibilité Principielle totale de toute chose manifestable.

L’insertion d’un Possible et son interaction avec l’existence conjointe de toutes les Possibilités manifestées est pour le moins orchestrée selon une Harmonie Transcendante. Cette divine Harmonie reflète à chaque « instant universel » dans le Miroir de la Manifestation Globale un Visage particulier de Dieu !

Et Dieu recèle en Lui, qualitativement, l’Infinité de Visages, faisant que la Manifestation est perpétuelle et n’aura jamais de fin.

 

…….

 

De part sa nature, l’Infinité de Dieu est à jamais non manifestable ; la Manifestation toute entière est contenue dans l’Infini de Dieu comme une goutte d’eau est contenue dans l’océan, à supposer que ce dernier soit lui-même infini.

 

En définitive, qu’est-ce que le Temps ? C’est avant tout un Mystère. Celui de Dieu !

On peut bien répondre que le Temps n’est qu’un des moyens par lequel Dieu manifeste certains de Ses Possibles ; qu’un des moyens par lequel Il Se manifeste à Lui-même tel qu’Il est dans l’Eternité.

 

Aussi peut-on avancer que le Temps est une conséquence et une des conditions du développement de certaines possibilités manifestables contenues dans les Principes éternellement « fixés » et déterminés en Dieu. En lui-même, le Temps n’a pas de début, il ne contient pas sa propre origine, car rien ne s’auto crée dans le manifesté. Si quelque chose était capable de s’auto créer, il faudrait que son germe préexiste, ce qui est absurde, car alors nous ne définissons jamais son début, qui sans cesse recule indéfiniment sans jamais trouver une cause première et « fixe ».

 

L’origine de toutes choses préexiste nécessairement à l’extérieur de toutes choses. Seul Dieu n’a pas de début, et n’a aucune Cause en dehors de Lui. Il EST de toute Eternité, Seul, notion qui, rappelons-le, définit précisément l’absence absolue de Temps, plus facile à appréhender comme un présent perpétuel. Comme l’Océan contient toutes les gouttes d’eau, l’Eternité contient tous les Temps. Comme toutes les gouttes d’au éparpillées retournent à leur lieu d’origine, l’Océan, tous les Temps réintègrent l’Eternité à travers la Réalisation ascendante (la réintégration consciente de son propre principe). Le Temps prend sa source dans l’Eternité, dans le non Temps. Il ne peut en être autrement.   

 

Pas plus qu’il ne peut y avoir de fin à la Manifestation, ce terme englobant indéfiniment plus que notre univers observable, à savoir tous les états d’être, imaginables ou non, temporels ou non, car les possibilités manifestables sont infinies en Dieu, la Source des sources, le Principe des principes. C’est pourquoi, lorsque tout ce qui est aujourd’hui aura épuisé toutes possibilités, c'est-à-dire lorsque les possibilités manifestables contenues dans les principes, qui aujourd’hui sont en cours de manifestation auront toutes achevées leurs transformations, alors une indéfinité de principes nouveaux se manifesteront à leur tour, s’il est permis de parler en ces termes, car ce « processus » est constamment en action à travers la manifestation perpétuelle.

 

…….

 

En définitive, les sciences parcellaires modernes ne disposent d’aucun moyen véritable pour tenter de définir le Temps, pas plus que pour opérer d’hypothétiques voyages spatio-temporels à partir des contingences temporelles. L’hypothèse superflue d’un voyage spatio-temporel dans le Temps suppose de s’extraire hors du Temps, donc de sortir de ces mêmes conditions spatio-temporelles ! Le non-sens apparaît ici avec évidence.

Les questions de principe de cet ordre ne relèvent pas de la physique, bien que cette spécificité y soit inclue, mais de la Métaphysique.

 

Les Possibles éternels contenus dans le Germe se manifestent perpétuellement sous forme (en tant que) « d’états particuliers » générant l’illusion d’un Temps par l’effet de la transformation perpétuelle du Manifesté.

Passant de l’Universel Simultané à l’Individuel séquentiel, la Manifestation continue des Possibles génère ce que nous percevons comme le Temps.

 

« Le Temps, c’est Dieu ! »

Et Dieu Seul est Savant.

 

 

Mercure

 

PS : Il est aisé aujourd’hui de constater une accélération progressive et exponentielle du Temps.

Nous espérons pouvoir aborder cette question lors d’une prochaine étude.

 

Par Mercure
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Vendredi 19 septembre 2008

Mises au point


La science moderne - les sciences modernes devrait-on dire – est par nature incapable, inapte et aveugle pour l’étude des choses de l’Esprit. Son champ d’investigation se limite au domaine « sensible », c'est-à-dire à ce que nous percevons et déterminons de façon restrictive comme étant « matière », à ne pas confondre avec la notion de « materia prima ».
Par principe, cette science amputée de l’essentiel expérimente. Or, toute découverte signifie au préalable une ignorance.

Dieu ignore-t-Il une seule chose ?
Une seule connaissance peut-elle échapper à l’Omniscience divine ?
Dieu n’expérimente rien. Il Se manifeste perpétuellement à Lui-même au travers des réceptacles que toute chose manifestée incarne selon une qualification qui la détermine.

Quant à la recherche de preuves de type scientifique susceptibles de prouver Dieu, autant chercher le principe du feu dans la bûche qui brûle !

En plus d’être une quête parfaitement vaine, et vaine à jamais, c’est aussi et surtout une preuve d’orgueil, preuve bien réelle celle-là ! Ceci ne vise personne en particulier, mais qualifie une démarche particulière.

 

Cette cour des miracles du chiffre et de l’électron, résultante d’une amputation plutôt que d’une greffe, fardée du seul membre arithmétique et soumise au mirage du calcul, ne peut que chercher à prouver ce que d’autres éprouvent. Vaine quête s’il en est, qui sous le masque de l’Orgueil, et bien qu’elle participe à sa manière à la Connaissance de Dieu, s’épuise à Le nier.  

Si résultat il y a, et cela d’indéniable constat, c’est uniquement parce qu’elle surfe sur l’Omniprésent. Mais jamais elle n’Y plonge, s’En abreuve jusqu’à l’ivresse du véritable abandon.

 

Sciences qui, ointes de l’esprit moderne, éructent et pavoisent sous l’emprise de l’objet à quoi elles rendent un culte ; sciences que renforcent les résultats en même temps que cela les éloigne de l’Omniscient. Non que cet éloignement soit dû au savoir acquis de l’expérimentation, car cela eut pu les En rapprocher pour peu que la base n’ait pas été confondue avec le faîte.


La preuve de Dieu ne peut être évidente pour tout le monde ni dans les étoiles, ni dans la beauté d’un paysage, ni dans la complexité indéfinie du monde manifeste, bien qu’un brin d’herbe Le prouve. La capacité de reconnaître cette évidence réside dans le Cœur de chacun. Et Dieu seul ouvre les Cœurs sur Son Omniprésence.

Mais tous ne reconnaissent pas cette lumière intérieure. Nombreux sont ceux que l’ego maintient dans l’illusion. L’ego, coquille opaque qui voile la Lumière, carcan n’ayant de cesse de se renforcer lorsqu’on cède face aux souffrances qu’il nous inflige, lorsque justement, la volonté d’accéder à des Vérités lui impose une fracture.

Souffrir de sa « petite personne », avoir mal aux valeurs qui édifient le « moi », sont autant de signes d’une avancée ou d’une épuration en cours...

Le monde actuel agit comme une vaste propagande en vue de renforcer les egos, de les densifier. De les bétonner pourrait-on dire. Tout y est : mondanités, orgueil, gloire, luxure, volupté, vulgarité, « compétition » en tous domaines etc. Toutes ces « valeurs » concourent à l’endurcissement des egos dans un but bien précis !

Ainsi, en aparté et à titre d’exemple, cette « sympathie » pour l’esprit de compétition que l’on inculque partout, qui s’insère dans chaque rouage de la scène sociale et dans la majorité des cervelles faibles. Esprit auquel succombent un nombre croissant de comportements, jusque dans l’intimité des foyers.

Un souffle nauséabond se renforce sans cesse dans sa prétention d’affirmer que toute chose comme toute créature peuvent s’assimiler à des produits négociables. Ce renforcement vient aussi, et principalement en fin de compte, de ce qu’il est sans cesse mieux accepté par la « masse ».

Peut-on imaginer que  Dieu a « produit » les cieux et la Terre afin que l’homme s’entredéchire pour leur possession ?

Une mise en garde semble nécessaire également en ce qui concerne la volonté délibérée de faire apparaître la Nature comme un ennemi de l’homme par le biais d’émissions télévisées infantiles notamment. L’acharnement médiatique à insérer de faux dogmes dans « l’esprit de masse » est caricatural d’un endoctrinement à rebours.
En toute chose qui relève du diabolique, il persiste une part de ridicule. Cette signature n’est-elle pas visible dans nombre de productions issues de l’audio visuel et des médias en général, dans certaines lois humaines, ainsi qu’au travers des raisons invoquées pour que perdurent guerres, répressions et autres privations de libertés légitimes chèrement acquises ?

 

Tout ceci au nom d’une pseudo sécurité, sécurité que du point de vue métaphysique n’a aucun sens. Dans l’ignorance régnante en effet, ce serait affirmer avoir connaissance de la possibilité qui se manifestera « après », ainsi que l’on prévoit que suivant 11H01 il viendra 11H02, sans se douter que l’horloge puisse s’enrayer, rompre et stopper net.

A moins que l’on ait Connaissance en plénitude du contenu principiel des choses, et notamment de Soi-même, auquel cas la Sécurité est obtenue par la Servitude absolue, ainsi que le récipient se justifie par l’acceptation de son contenu.

 

La marche et le but de ce monde, tout cela n’a-t-il pas aussi sa part de ridicule ?

Posons-nous la question : pourquoi me levé-je le matin ?...


Cumulée aux composantes de l’esprit contre traditionnel en œuvre aujourd’hui, cette vision infernale du monde agit comme un vecteur de catastrophes encore inimaginables dont cette génération pourrait bien être témoin.
Celui qui vient, et dont l’esprit de serres ne cesse de s’incruster plus profondément dans les chairs, aura tout fait avant sa venue pour ôter toute reconnaissance et compréhension des choses liées au Divin d’un maximum de cœurs.

 

Sera nécessaire à cette synthèse des tyrans d’avoir ôter Dieu de ce monde pour s’autoproclamer dieu du monde.

Il faudra à l’antichrist, par l’épandage préalable de son « esprit », avoir vidé le monde de ses Connaissances supra humaines afin d’y affirmer et d’y imposer par une inconcevable tyrannie l’Illusion de ses propres ténèbres. Ainsi se croira t-il victorieux de la Vérité, lorsque pour peu de temps et par la Volonté de Dieu, sera donné libre cours à l’expansion mortelle du Mensonge.

Quelle défaite en fin de compte pour celui qui n’aura même pas conscience de servir les Desseins du Divin !

Depuis la nuit des Temps et jusqu’à la fin des Temps, il en est et il en sera de même pour ses dévots.

 

Ce n’est pas dans la paix et la joie que le monde attend un sauveur !
L’adversaire se manifestera lorsque tout semblera perdu.
Alors son pouvoir d’illusion et de mensonge atteindra son paroxysme d’efficacité.
Afin qu’y croient et succombent ceux qui n’ont pas eu l’amour de la Vérité.
Et il ne suffira pas de « simplement croire » en Dieu en ce temps-là.

Dieu seul éclaire un Cœur sur l’évidence de Son Existence. Il est même Le seul existant, dans le sens où Lui seul détient Sa raison suffisante. Tout le « reste » (hors de l’Unité infinie, éternelle et non déterminée), la Manifestation, est détermination et contingence.
La Foi (non la croyance) est une des conséquences de cette Illumination véritable.

En outre, l’Intuition intellectuelle est l’outil, le talent indispensable à toute approche métaphysique – l’étude des Principes supra humains.
Bien différente de l’intuition « vulgaire », l’Intuition intellectuelle autorise l’accès au domaine de l’Universel, aux « stations » spirituelles, lesquelles recèlent un trésor, c'est-à-dire une Connaissance d’ordre métaphysique.
Sujet fort complexe, qui mériterait une étude particulière à lui seul…

Précisons toutefois, afin d’ôter toute ambiguïté, que tout être doué d’Intuition intellectuelle, et tout le monde ne l’est pas, loin s’en faut en ces temps de la fin, n’accède progressivement et laborieusement qu’à certaines Connaissances, celles qui précisément sont contenues de toute éternité dans « son Seigneur », c'est-à-dire dans la part de Dieu déterminée qualitativement qu’il contient – qui le contient serait plus juste - et inhérente à toute chose selon une ontologie propre.

Là est le distinguo entre les notions de « moi », l’ego, et le « Soi », la part divine.
Encore un sujet fort complexe, d’où découle l’illusion du libre arbitre notamment. En un mot, l’ego procure notamment à l’être qui en est doté l’illusion d’être autre chose qu’une possibilité divine, d’être détaché de Dieu, avec toutes les conséquences que cela engendre si l’on ne parvient pas à s’extraire de cette illusion, donc de l’ego justement.
Nous pourrions revenir ultérieurement sur la notion de libre arbitre.

Aussi, il va de soi que Dieu existe préalablement au supposé « big bang ». A compter qu’un tel « événement » a réellement eu lieu, il ne serait que l’effet d’une cause préalable, cette dernière ne pouvant jamais être prouvée ni identifiée par les outils de la science moderne, du fait qu’elle ne dispose pas des outils lui permettant d’investiguer au-delà de l’effet : le big bang justement (voir article « Dieu ou néant »).


Ajoutons que la Manifestation n’a pas d’age, que ce nous percevons comme l’Univers est indéfiniment plus ancien que les 15 milliards d’années prônées par les instruments de mesure. Comme précisé dans l’article précédent, toutes les conditions de la Manifestation ont leurs racines dans le non-Manifesté, l’Univers n’a pas de début temporel (dans le Temps) et sera manifesté perpétuellement, du fait de l’infinité de Dieu.

Dieu est éternel. Encore une fois, l’Eternité, notion largement galvaudée et employée à tort et à travers, signifie l’absence de Temps, non la perpétuité.
Du non-Temps provient le Temps. C’est ainsi. Dans le cas contraire, quelle serait la première cause temporelle de la première durée ?

Dieu, infini et éternel, « déroule » certains de Ses Possibles à travers la Manifestation Universelle. C’est pourquoi l’Espace et le Temps sont indéfinis, c’est pourquoi la Manifestation n’aura jamais de fin : ainsi parle-t-on de Manifestation perpétuelle.

Mais cela ne signifie nullement que l’Univers dans sa totalité contient Dieu. Cette vision panthéiste est à proscrire absolument. Dieu est infiniment plus que tout ce que contient l’Univers observable et non observable. Toute quantité est nulle au regard de l’infini qui ne peut s’entendre qu’en termes qualitatifs.

Dieu ne souffre d’aucune absence de quoi que ce soit, étant donné son infinité et son Unité. Son Amour infini « Le pousse » à Se manifester à Lui-même (par le biais de réceptacles déterminés et qualifiés).
La « matière », entendue au sens moderne et réductif, est contenue en Principe en Dieu. Elle est un support à Sa manifestation, un des réceptacles de Possibilités divines.
Et tout est Possibilité divine ! Absolument Tout !

A propos des religions, laissons-les pour ce qu’elles sont, à savoir des ponts entre l’humain et le Divin, pour peu que leur message ne soit par trop altéré, par méconnaissance ou par volonté « d’orientation », pour ne pas dire de manipulation. Les religions ne présentent rien de purement métaphysique à leurs adeptes. Elles sont censées adapter (même si elles ne les comprennent pas) certaines Vérités éternelles (les Principes supra humains) à des conditions particulières de l’existence humaine, et ainsi présenter un message adapté à la mentalité propre à chaque époque, afin que quiconque souhaite s’ouvrir aux choses de Dieu puisse s’appuyer sur la part de Vérité contenue dans le dogme religieux.

 

La Vérité est Une et en cela unifie tous les dogmes.

Chacun sait qui est la maître de « division ».
Se dévoilent aussi les hommes qui agissent dans le sens de l’écartèlement.

Pour autant, toutes les religions proviennent d’une même Source spirituelle et devraient s’y soumettre pour garder leur légitimité.

 

« Connaissance Primordiale » est le terme qui revient le plus souvent pour désigner cette Source : Prophétie Adamique, dépôt de Connaissance (de Vérité) inclus dans le Germe de notre Humanité Adamique ou autrement dit, lorsque réalisé, l’Homme Universel.

A chacun de tirer ses conclusions au regard de l’état et de la réputation actuelle des religions.

Il est indispensable de « nettoyer » nombre de concepts et croyances erronés avant de s’investir dans le domaine métaphysique. La pollution voile la source lumineuse.

Ecrit entre 1935 et 1945 :
« En manière de conclusion, nous insistons encore sur l’extraordinaire puissance de suggestion, sans cesse croissante, du pouvoir de mensonge qui dominera entièrement le monde extérieur avant la fin du cycle. Nous savons qu’il y aura un moment où chacun, seul, privé » de tout contact matériel qui puisse l’aider dans sa résistance intérieure, devra trouver en lui-même, et en lui seul, le moyen d’adhérer fermement, par le centre même de son existence, au Seigneur de toute Vérité. Ce n’est pas là une image littéraire mais la description d’un état de choses qui n’est peut-être plus très éloigné. Puisse chacun s’y préparer et s’armer d’une telle rectitude intérieure que toutes les puissances d’illusion et de corruption soient sans force pour l’en faire dévier. Rien ne saurait mieux que l’œuvre de René Guénon faciliter aux Occidentaux cette préparation. »
Conclusion de « Les Secrets de la Tara Blanche » - Alexandre de Danann – Ed Archè Milano.

De plus, étant donné la proximité des temps de la Fin signifiée par l’inversion caractéristique et systématique des Valeurs, Foi (pensée et acte vivants), prière, Amour et « re-Connaissance » de Dieu par le « Seigneur » de chacun s’avèrent d’ors et déjà indispensables.

Mercure

 

 

Par Mercure
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Lundi 15 septembre 2008

La Voie Métaphysique & René Guénon

 

Quel sens donner aujourd’hui aux nombreuses critiques, négatives ou non, apportées à l’œuvre de René Guénon, ainsi qu’à son rôle ?

Rappelons tout de suite que la Métaphysique n’est pas un espace clos, puisque au contraire, toute connaissance de cet ordre ouvre sur l’Universel, l’Infini, le Un par l’étude sans fin des Principes Supra humains.

Il ne s’agit donc pas d’entériner son œuvre, de la proclamer intouchable et parfaite, mais de comprendre que par nature, ce qu’elle contient de métaphysique ne peut être remis en question en principe et par principe, chacun y trouvant ou non de quoi s’élever vers d’autres sommets. Les avancées mathématiques ne se sont pas faites par le reniement de l’algèbre, pas plus que les formules algorithmiques les plus complexes n’ont pu se priver des additions les plus simples. Chacun selon sa nature digère une vérité métaphysique, ou la rejette par incompétence ontologique ou temporelle.

Si l’on s’en tient au fait que l’œuvre guénonienne est avant tout d’essence métaphysique, qui peut dire qu’il a eu la volonté « d’intégriser » une doctrine de cet ordre, c'est-à-dire d’en imposer les principes à l’Occident ou au monde entier ? Il a rappelé certains piliers essentiels à toute avancée spirituelle réelle. Ces piliers enracinés dans le Spirituel se distinguent nettement de l’occulte ou de certains procédés magiques, leur potentiel de Réalisation se maintenant dans le domaine Spirituel.

 

C’est ainsi par exemple que l’occultisme opère et se manifeste essentiellement dans le domaine infra humain, bien qu’il soit régit tout entier par des lois et principes relevant de l’Universel. Ce n’est pas parce que tout provient de l’Unité que tout est un ici-bas.

 

René Guénon n’a pas manqué d’explorer certaines voies « horizontales » de la Connaissance. Il s’est attaché à en rappeler l’axe vertical, là où il est question de certitudes et de principes, permettant à qui le souhaite d’accéder plus aisément au divin sur une voie « dégagée », et d’éviter les écueils du tout relatif, ou du relativisme érigé en absolutisme.

 

Car tout remettre en cause de façon systématique, ou pire encore, ériger en système totalitaire la remise en cause de toute chose, y compris l’Essence de notre monde (l’univers des Principes supra-humains), aboutirait à la contradiction même de ce qui est imposé, et à la négation de l’existence de ce qui l’impose.

 

Que l’on permette de remettre en cause la remise en cause systématique de toutes choses. Dans le cas contraire, prenons le droit… et obtenons-le par la re-connaissance de Certitudes transcendantes. Tout homme, tous les hommes peuvent les nier, cela ne changera rien à leur nature, ni ne remettra en cause leur préexistence.

 

Dieu étant Inconnaissable à tout autre que Lui, il va de soi cependant que l’assimilation personnelle de Ses Principes supérieurs n’a et n’aura pas de fin. Jamais pour autant la Vérité (éternelle) qui suit ne saurait faire mentir la précédente – distinction entre l’Idée Universelle et sa manifestation contingente.

 

Le tableau peut-il renier le peintre ? S’est-il peint de lui-même ? Et à supposer qu’un tableau puisse voir un autre tableau (du même peintre) totalement différent par son thème, serait-il juste qu’il conclue à l’existence de deux peintres ? Ou parce qu’ils sont deux, qu’ils se sont constitués d’eux-mêmes ? 

 

N’en déplaise, il est des vérités éternelles contre lesquelles tout raisonnement, tout sophisme, même le plus hypocrite, ne peuvent rien. Dans l’absolu, personne ne détient ces vérités ni ne les a engendrées hormis Dieu. Elles sont là, présentes, intemporelles bien que temporalisées, inclues dès l’Origine dans le « package adamique » pour notre compréhension et notre ascension.

 

En théorie comme en pratique, elles permettent à quiconque les adopte et les assimile progressivement, ou les reçoit de Grâce (théophanies, Paraclet…), d’ascensionner sur cet axe vertical avec un maximum de protection et « d’efficacité », ou, ce qui revient au même, avec un minimum de dangers et d’égarements.

 

Ceci ne veut pas dire que les démarches « horizontales » n’ont aucune valeur, mènent à une perdition certaine ou doivent être jetées aux ordures psychiques. Dans l’absolu, elles incluent plus de risques, peuvent provoquer retards, dégâts et méfaits. Ces démarches sont aussi le fait de la Volonté divine, pour la raison qu’elles sont également manifestées. Dire que parmi nos contemporains elles l’emportent en nombre est le fruit d’un constat. Seule l’ignorance, source de servilité et faiseuse de proies faciles peut leur disputer la médaille. « Qui n’a ni Dieu ni maître… a l’Adversaire pour maître »

 

Or, peu ignorent encore que le plus grand nombre n’a pas forcément raison. Et il faut le reconnaître, à moins d’avoir franchi les Portes du Paradis, aucune voie ni aucun être n’est définitivement à l’abri de sa propre chute – y compris certains yogis qui deviennent alors particulièrement redoutables.

 

En dehors de la Prédestination, du point de vue humain Dieu n’a imposé qu’une chose à l’homme : sa nature, son Essence. Pour ce qu’il en fait, l’homme apparaît libre. Libre (en apparence) de naviguer au sein de ses contingences personnelles et d’en explorer les limites. Que penser du mouton qui n’a jamais orné de sa toison les barbelés de son enclos ?

 

Doit-on, peut-on seulement juger ce monde, et de fait juger une facette du Visage de Dieu ? La belle affaire !! Alors, que déduire ? Que pour nous faire comprendre qu’il vaut mieux éviter de mettre la main dans le feu, Il a fait que le feu brûle. Autrement dit, plus ce monde s’éloignera encore du divin, ce qui est encore possible (!!), plus il souffrira et ira à sa perte.

 

Dans le cas où l’on cherche à accéder au divin par la Réalisation, peut-être considéré comme mauvais de densifier le « moi » au point qu’il occulte totalement le « Soi ».

Face à l’Absolu, chaque « je » réagit ontologiquement de façon relative. « Mille moines, mille religions. » Certes, mais une métaphysique ! Et des Principes que l’on ne peut remettre en doute. Pas plus que l’on se bat aujourd’hui pour savoir si 2+2 valent toujours 4.

 

Sur l’axe horizontal, doutes et remises en question des réalités qui y sont exposées sont légitimes… et même salutaires… remettant en question justement tout ce qui a trait au « relatif ». Là, aventuriers, magiciens, occultistes et apprentis sorciers ont raison « d’aventurer » sans cesse, afin de sortir de là où il sont entrés !

 

S’il en est analogiquement de même concernant l’étude et le respect de Principes par le fait qu’une Station en appelle une autre, il n’en est rien concernant la droiture de la démarche verticale sur l’axe divin, car ici, c’est nous-mêmes (le « moi ») que nous sommes conviés à remettre en cause, et non les Vérités qui y sont exposées.

 

Nous y sommes révélés de façon « seigneuriale », par notre Seigneur, tandis que sur l’écorce horizontale des choses, nous y sommes révélés par les contingences humaines et toutes autres réalités de l’infra ou de l’extra humain. Horizontalement (les affres du monde), le « moi » s’affirme et s’accroît ; verticalement (recherche du Soi), le « moi » se nie et décroît. Dans le premier cas, l’ego s’endurcit volontairement pour résister aux jeux de pouvoirs indissociables des domaines reliés au psychisme ; dans le second cas, l’ego se dilue contre sa volonté sous l’autorité croissante des vérités spirituelles inhérents au Soi.

 

Il n’empêche, chacun suit une Voie en fonction de la nature que Dieu lui a donnée et explore le monde selon les qualifications de son Essence. A titre individuel, toutes les démarches sont légitimes malgré leurs inégalités ontologiques. Rien de légitime cependant ne recommande de forcer quiconque à aborder une investigation de quelque nature en dehors du domaine relatif qui lui convient par essence.

 

Là où le véritable guide (prédestiné) sait volontairement s’effacer et s’occulter, connaissant l’inévitable bifurcation que va prendre l’élève, le faux guru et son « encadrement », humain ou non, font généralement tout pour garder le captif dans leur sphère d’influence… quitte à le « suicider » lorsque est pressenti le point de rupture. Car il est des voies qui ne mènent à rien de bon, à l’expérimentation tout au plus (voir les méfaits de la science expérimentale ou appliquée). Et puisqu’il existe des chemins qui mènent à Dieu, il doit bien en exister qui En éloignent et conduisent à la perdition. Ceux-là ne manquent pas d’être publicités et éclairés de mille feux en notre sombre époque.

 

Qu’un tel n’entende rien ou ne souhaite rien entendre à la Métaphysique ? Qu’importe ! Qu’un autre tende à sa propre Réalisation grâce à cela ou que, par nature, il opte pour la voie du Saint, qu’importe également, et tant mieux pour lui. Si Dieu n’avait voulu que des « magiciens », des crétins ou des yogis, il l’aurait fait. Mais le constat est évident, Il a voulu Se manifester dans Sa multiplicité, conformément à une certaine vision qu’Il a de Lui, en laquelle l’Unité infinie s’appréhende aussi à travers une indéfinité de degrés.

 

Arpenter les voies vers nos « seigneurs » selon les modalités qui conviennent à nos Essences (nos possibles) ne signifie pas entraîner dans nos sillages d’autres âmes pour lesquelles nos sillons ne conviennent pas. Ou, agissant ainsi, précisons que faire route commune quelque temps n’implique pas que l’attache au port soit commune (tout guru véritable sait s’effacer le moment opportun, comme le tuteur est ôté lorsque l’arbre est redressé). Car en définitive, si toutes les voies ou presque (en Conscience) ramènent à Dieu, chacun y trouvera le seul et unique gîte qui lui convient. « Il y a d’innombrables demeures dans la Maison de mon Père » disait Jésus-Christ.

 

Sans extrapoler hors de ce propos et en restant dans un cadre humain, la Vie s’affirme alors comme une prise de conscience continue de choix permanents, d’où procède l’illusion du libre arbitre, dont les issues ne nous appartiennent pas, mais procèdent du Divin.

 

Rares sont ceux qui parviennent à se Réaliser, donc à se libérer de l’espace-temps lors d’une vie terrestre. Ceux-là se distinguent par le fait qu’ils se déchaînent des « états multiples de l’être » propres à la Manifestation globale telle que nous l’entendons. Les autres accomplissent « simplement » leur vie.

 

Savoir rendre manifeste un djinn ou une larve grâce à un subtil mélange de miel, de sang et de sperme, savoir comment prendre possession d’un corps ou faire apparaître des gris, être en mesure de déclencher guerres ou paix ou pouvoir créer des modèles de sociétés, en quoi tout cela permettrait-il à l’être d’obtenir la Libération ? Il n’y aucune raison à cela, bien au contraire… C’est « faire son boulot », c’est tout ! Comme le cantonnier fait le sien. Et comme nous le faisons tous.

 

Sur la neige immaculée des Vérités, toutes traces (personnelles) doivent être à ce point légères qu’un simple souffle les efface.

 

René Guénon n’a jamais voulu empêcher à tout prix quiconque de s’aventurer dans des voies « accessoires » ou annexes, chacun menant sa barque comme il l’entend sur le chemin qui est sien. D’autant plus qu’il ne s’est jamais adressé à la collectivité, mais aux individus aptes par nature à recevoir et intégrer tout ou parties de la Doctrine qu’il a rappelée partiellement. Il l’a toujours réaffirmé, hautement conscient des discordes, contradictions, incompréhensions et attaques que son œuvre serait susceptible de provoquer.

 

Cette œuvre n’est ni un aboutissement, ni une fin en soi. Pour le moins, elle s’impose d’elle-même comme un tremplin vers autre chose, comme un « manuel ».

 

Est intégriste celui qui impose aux autres. Conformément à la liberté accordée à tout homme, il est légitime d’être intégriste envers soi-même.

La démarche d’intégration s’apparente à une capture, alors que l’adepte adopte.

 

Ici le véritable Secret prend tout son sens du fait que par nature, toute Connaissance Métaphysique ne peut s’imposer à l’autre, cette acceptation dépendant directement de la nature du réceptacle…

 

Mercure

 

Par Mercure
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Lundi 15 septembre 2008

DIEU « UN »

 

 

Tout créateur se détache – libère - de son œuvre une fois celle-ci crée malgré que cette dernière survit en « principe » en son auteur une fois extériorisée.

 

Or Dieu ne crée rien.

 

Bien que déterminant constamment, Dieu est et restera perpétuellement distingué – plutôt que séparé qui ne signifie rien - de la Génération de Possibilités, étant entendu que le Conditionnement – les Déterminations – qu’Il opère constamment en Lui-même ne conditionnent en retour aucunement son Unité ni Sa « Nature ».

 

En tant qu’Infini, Dieu est définitivement « autre » que toutes les Caractérisations inhérentes à l’effet d’engendrer le Multiple ; Il est encore au-delà de Ses Attributs et de toute notion de Liberté au sens où un choix est posé, choix suggérant alors au travers d’un paradoxe peu banal une notion de contrainte qui ne peut s’entendre pour l’Infini qui s’affirme au contraire comme en étant totalement dépourvu.

 

Seule l’impossibilité pourrait contraindre la « Possibilité Totale », ceci n’ayant aucun sens puisque l’impossible ne fait pas partie de l’Infini des Possibles ! 

Seul le Contingent peut donner l’impression d’un libre-arbitre en tant que le choix y apparaît. Illusion cela va de soi, entendu que seule la possibilité manifestable en principe deviendra effective en manifestation. 

 

Ceci rejoint le raisonnement suivant que du point de vue de la Contingence - humain par exemple. - la démarche d’idéalisation et d’absolutisation de nos propres vertus formant en quelque sorte l’imaginaire (humain) maximal du divin s’oppose à l’approche « négative » stipulant que Dieu, de par Son Infinité étant au-delà de toute conception et affirmation quelconque, il est impossible de Le définir pas plus qu’il n’est possible de définir la moindre caractéristique en Lui (approche de Bucchart).

 

Parfaits, même ou surtout perçus comme infinis, que sont l’Amour et la Justice dans le UN ?

 

Tout cela transcende. Et ce serait faire preuve d’ignorance de certains principes basiques que d’affirmer à tort que lors d’une prochaine Détermination par l’Infini d’un nouveau Concept Global de Possibilités, ce qui pourrait ressembler  aux corps célestes actuels ne puisse pas être autrement que rond, si tant est que l’Infini ne puise pas en Lui-même tout autre chose que ce qui nous apparaît aujourd’hui –comme une obligation ou fatalité évolutive - comme le Cosmos et son contenu !

 

Tout ceci semble fort éloigné – étranger - des conceptions catholiques actuelles, et ne ressemble guère à la perception exotérique et bien naïve de la séparation d’un créateur « imaginaire » et du créé.

 

Mercure

Par Mercure
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Lundi 15 septembre 2008

888

                                                           888

Est-ce que 888 a un sens ?

Parce que l'Infini (Se) contemple (en) Sa "Détermination" de façon volitive, le Manifesté n'a pas de début (y puise son origine) et n'aura pas de fin.

Quelques degrés « plus bas » (extérieur), 888 pour corps-âme-esprit réalisés ? Révélés ? N’apparaît pas là une condition individuelle de réalisation vers le Cœur divin.

Dans notre microcosme humain, cela n’aurait de sens qu’appliqué à l’Adam synthétique, et qu’importe que les particules aient réintégré leur Germe, pourvu que ce soit vrai pour l’Adam Primordial.

Le Temps adamique accompli, le Germe est contemplé par l’Infini dans son Unité, mais aussi dans toute sa Production (le contenu adamique). Le Temps apparaît alors comme une condition et une conséquence, ce qui est propre à toute Connaissance.

Temps, ou « Tissu » sur lequel s’imprime l’indéfinité des coloris au gré de la manifestation de l’Harmonie divine.

Etre (à son insu) et (se) découvrir, à mesure que l’Infini Se détermine jusqu’à la plus petite particule, ou caractéristique.

Etre « conséquent » de l’Infini a une double signification : celle d’innocence et de responsabilité, pour peu que ces mots aient ici un sens, car si dans l’Unité toute chose n’est aucunement déterminée, toutes choses « apparaissent » comme déterminations inéluctables lorsque le Un se caractérise.

Expression d’une Connaissance, toute chose manifeste est symbolique.

Là où dans le Un le symbole n’est plus, il apparaît dans toute contingence.  

L’Unité ne pouvant être manifestée, 888 ne s’applique alors qu’à tout ce qui peut l’être, et quelqu’en soit l’ordre, au Tout manifesté. Là, l’individuel n’est concerné qu’en tant qu’il est réintégré dans la Totalité.

 

Mercure

Par Mercure
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Mardi 20 mai 2008

Cela pourrait prêter à sourire si ce n’était pas empreint de gravité.

 

Certes, les analystes économico-financiers font leur travail, mais ils ne se rendent pas compte de ce que un seul et misérable siècle d’économie peut bien représenter au regard de l’Histoire, et pas seulement au regard étroit et borné, pour ne pas dire accidentel, de l’historiette ultramoderne contemporaine.

En outre, ils ne peuvent échapper pour la plupart au réflexe consumériste ambiant, car c’est dans ce bouillon d’inculture qu’ils furent « élevés ».

 

Cet élevage, tous, quelques soient nos aspirations et nos connaissances, nous le subissons peu ou prou. Bien que ce soit le socle de survivance corporelle sur lequel gisent nos pas les plus rudes et les plus instinctifs, les Veilleurs se doivent de persévérer dans le bien-fondé et la légitimité de leur élévation au-dessus de la mêlée d’incompréhension qui caractérise la majorité de leurs semblables.

 

Il n’est pas question d’auto conviction que tout serait saisi et compris, et par orgueil, qu’un tel privilège projetterait au-delà de périls qui guettent l’Ensemble. Les Veilleurs ne sont pas appelés à contempler, sourire en coin, la misère du monde s’échafauder en Holocauste progressif. Ils sont appelés à se détourner de certaines affres et sources menant inéluctablement à la souffrance… et pire encore, lorsque « l’après » prendra le relais… où la Miséricorde de Dieu aura déserté les rêves.

 

En un mot, il est demandé à celles et ceux qui aspirent à la « Veillée » de s’extraire sans remords de la foule claudicante qui, illusionnée ou désillusionnée, suit malgré tout aveuglément les rails de l’Abattoir.

Ceux-là qui s’y entrechoquent ont une idée du Berger qui leur est singulière. Ceux qui veillent sont-ils « d’instinct » attirés par ces bergers qui vont et disparaissent, ces illusionnistes de la félicité, ces faiseurs de promesses intenables ; ceux-là pour lesquels le bâton est un fusil, et le sourire est une morsure de vampires ?

Le procédé de distinction est ontologique. Réactions et événements deviennent Destinée là où, pour la plupart, il est question de soumission à l’ordre et à la loi de l’homme… comme un Islam à rebours.

 

S’il était convenable d’imaginer que l’Economie puisse être une religion, ce qui est le cas pour beaucoup, la soumission aurait un sens, indépendamment des injustices et des souffrances qu’elle est susceptible d’engendrer lorsqu’elle se pare de tous les vices inhérents à l’esprit de compétition. Cupidité sans bornes, avidité, prédation, égoïsme forcené… forment alors les règles d’un jeu ô combien malsain, en lequel la Force est centripète. Alors, cette Force ne rayonne pas, mais broie.

 

Dans un tel esprit, la lutte peut bien commencer dès la naissance, où le nourrisson luttera à mort contre son égal pour la conquête d’un sein. Qui pourrait alors nous convaincre que le meurtre du voisin pour un quignon de pain n’est pas légitime ? Comment en vouloir aux puissants d’écraser les faibles, comment exclure et condamner en un tel système, en pensée ou par de pseudo lois, famine et mendicité ?

 

Se mentant à lui-même, un tel système sombre inévitablement dans l’hypocrisie la plus grotesque et la corruption la plus dévastatrice.

Beaucoup qui se plaignent et redoutent aujourd’hui se sont vautrés avec complaisance dans la fange de l’illusion du progrès matériel indéfini.

Qu’ont les Veilleurs à leur offrir au moment où la Matrice dévore ses petits ? Une remise en question aussi profonde et choquante qu’un cauchemar : la Soumission à la Volonté d’un Dieu dont ils se sont passés jusque-là ?

Et qui n’est pas d’argent…

 

Point besoin de longue méditation pour se convaincre qu’une telle entreprise est hors de propos sur le plan collectif.

Individuellement ? Prenant en compte qu’une collectivité est la somme des individualités qui la compose, que faire là-aussi alors que la majorité des individus est constituée harmonieusement avec le système qu’elle a érigé ?

Dit autrement, l’homo modernus est ontologiquement harmonieux avec la monstruosité qu’il a lui-même créé. Et ce, dès le début ! C'est-à-dire qu’il ne peut se plaindre, de droit, de la nature destructrice de sa création, ce qu’il ne fait pas, mais des tourments « imprévus » qu’elle lui impose en retour. L’homme d’aujourd’hui ne pleure pas les méfaits du dieu monnaie, mais, par le manque, il se plaint au contraire de ne plus en jouir ni en posséder suffisamment !

Si bien qu’on assiste non pas à la condamnation générale d’une telle dévotion, mais bien aux gesticulations macabres de pauvres erres en quête de plus d’attention de la part du Veau d’Or !

 

Chemin faisant, par la Grâce du Vrai Dieu, s’établit progressivement sous les yeux des Veilleurs et sous les pas des égarés de nature le temple antichristique, en lequel l’Inversé, par des tours de magie financière qui déjà s’impatientent dans les cartons, aura beau jeu de justifier son rôle en rétablissant le règne du dieu monnaie, pour le plus grand bonheur des incorruptibles de la déviance.

 

C’est ainsi que les serviteurs zélés de la bête testent d’ors et déjà la fidélité et l’allégeance de tous au pouvoir de l’argent. Dans le même temps, les Serviteurs de l’Agneau et les appelés à devenir tels, ne doivent pas céder à la peur de manquer d’une telle « espèce ».

 

Il y va de la Foi, de la Compassion pour tous, surtout pour les égarés, et de la Connaissance.

 

Mercure

 

Par Mercure
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Mardi 20 mai 2008

            Ce n’est pas la fin d’une Société mondialiste que gouvernent le Mensonge, la Corruption et la Haine qui m’attriste au plus haut point, mais la vision d’un gâchis extra-ordinaire, le constat pénible de la destruction d’un monde, écosystème global compris, qui, lors d’heures plus anciennes contenait encore joie, bonheur et espérances véritables. Quelques décennies ont suffi à ce massacre diabolique !

 

Ce n’est pas tant la fuite en avant ni le vertigineux plongeon de masses aveugles dans les tentacules d’un antichrist en gestation qui génère en moi cette « nostalgie spirituelle », mais la façon dont fut acceptée et adoptée le transfert des sources de Bonheur. Car au fond, est-ce réellement contre nature que la majorité des humains s’est enchaînée aux démons des machines ? L’indifférence aux beautés naturelles et la cécité spirituelle n’ont-elles rien en commun avec une certaine ontologie propre à l’homo modernus ? C’est parce qu’il a changé de nature que l’homme est devenu un monstre cosmique.

 

Pour la même raison, comme un reflet nécessaire à la Loi de l’Harmonie, la Nature s’est vue retirée les effets Bénéfiques de Sa divinité. L’affirmation sacralisante des egos engendre le repli des Théophanies. L’orgueil engendre la « Discrétion » de Dieu. La cupidité et l’avidité sans bornes génèrent le repli de la Justice divine. C’est ainsi que là où l’homme s’érige en roi, Se voile Dieu Le Vertueux.

 

« On ne ressent plus rien ! J’ai l’impression qu’on est au bord d’un gouffre ! »

Ces paroles d’une belle femme de 70 ans qui tant bien que mal vend son pain dans les forêts jurassiennes, se terminèrent par deux sanglots qu’aucune pudeur n’aurait pu étouffer ni contenir. 

 

 

Mercure 

Par Mercure
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