Mardi 20 mai 2008

666

666, par Joseph F. Berg, (The Great Apostasy, pages 156-158).

En latin :

V........ 5          F........0           D.......500
I .........1          I .
......1                        E........0
C........100       L........50         I
..........1
A .......0          
I .........1                      501

R .......0          
I.........1
I  ........1                      53

U........5
S ....... 0         
           
112                                         666


Vicarius Filii Dei, autrement dit le Pape. Sans doute faut-il entendre par là la fonction papale…

Puis, en Grec et en Hébreu :

A ..................30                     ...........200
A .................. 1                      ...........6
T ..................300                    ...........40
E ..................5                                    ...........10
I  ..................10                      ...........10
N .................50                      ...........400
O.................70
£..................200                                 666
                   
                    666

L’intérêt de cette démonstration est que chaque lettre est associée au chiffre ou au nombre correspondant à sa véritable valeur numérique dans le langage concordant. Nous sommes donc loin, à travers cet exemple, des arrangements parfois délirants issus d’une pseudo gematria, où selon le but souhaité par l’utilisation de tables allant de 1 à n, l’on obtient peu ou prou les résultats escomptés, sans que ceux-ci aient une quelconque force de démonstration.

 

Exemple : pour « a » = 1, « b » = 2 etc.

Si cela ne donne « rien » quant à la transposition numérique d’un mot, l’opération sera renouvelée à partir de l’attribution de 2 au « a », du 3 au « b « , et ainsi de suite.

 

            Mercure      

Par Mercure
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Samedi 17 mai 2008

Umberto Ecco dit un jour : « Si Dieu existait, ce serait un livre… »

A quoi bon donner une définition de quelque chose par la négation préalable et à priori de son existence (si Dieu existait...) ?

Lâcheté d’âme, orgueil, ténèbres spirituelles, hypocrisie etc. Que répondre à un athée ?  Faut-il chercher à le convaincre ? Mérite-t-il même une réponse, lui qui s’est aventuré hors de ses limites, afin pourrait-on dire, d’être confondu justement ? Supportera-t-il une réponse, l’entendra-t-il seulement ? Dans l’affirmative, alors nous devons traiter une erreur par l’objection, car sa première faute est de définir « Ce » qui ne l’est pas.

S’il dit : « Dieu existe, et Il est analogue à une bibliothèque, La Bibliothèque universelle en quelque sorte », pourquoi pas au fond, tout homme ayant de droit une vision particulière du Divin. En ce cas, l’arbre de la discussion peut donner des fruits. Mais dans le cas présent, nous avons à faire à un être privé d’un sens particulier, ontologiquement ou par orgueil (aveuglement par l’ego) : celui, cognitif, de la Reconnaissance d’une Source de toutes choses. Il s’agit de tout évidence d’une démarche volontaire, étant admis que l’athéisme « absolu » ne peut exister.

 

Admettons être face à un être qui affirme, de façon analogue, que si l’Univers existait, ce serait une multitude d’étoiles. Nous savons que c’est bien plus que cela, n’est-ce pas ? Or, pour ce qui procède du fini, une telle affirmation est partiellement fausse tout en contenant du vrai : il y a effectivement des étoiles dans l’Univers. Pour ce qui est de Dieu, toute définition est inacceptable, puisque la meilleure approche, la sensibilité la plus juste et droite que l’on puisse En avoir est de « comprendre » qu’Il est l’infinité des possibles, ce qui revient à nier toute négation. Ainsi donc, toute définition, toute tentative pour cloîtrer le Divin s’apparentent à une erreur infinie.

 

Et cela bien que Dieu « contienne », en apparence, toutes Connaissances. En apparence, car il serait plus juste de penser qu’Il est La Connaissance. Ici, Eco est victime du multiple, en proie aux illusions inhérentes à toute manifestation. Il eut été plus juste et intelligent de dire : « Si Dieu existait, Il serait Le Livre ».

 

Cette conscience de l’Unité ne pouvait qu’échapper à un esprit raisonnant.

 

Mais que penser alors de la manifestation de l’ignorance, que nous tous, ainsi que toutes choses, affirmons sans cesse par la définition de ce que nous incarnons justement ? Ici, nous sommes confrontés à l’énigme de L’Un, à l’inviolable secret divin : la Science des Contraires. Là, notre définition (ontologique) révèle notre ignorance, à moins que, dans l’impossibilité de qualifier le néant, ce ne soit l’Ignorance (qui nous caractérise) qui manifeste notre définition (des être manifestés et déterminés), ainsi que l’ombre révèle l’obstacle face à la Lumière.

 

Connaissance infinie, au sens où toute possibilité est par nature une connaissance, Dieu n’en demeure pas moins actif pour autant. Et Il s’impose comme le Seul Etre véritablement actif, car Seul à posséder Sa raison suffisante, pour reprendre les termes chers à R. Guenon. A l’inverse du Livre, dont on ne peut nier un certain pouvoir d’action (réaction serait plus juste) sur celui qui en prend connaissance – une connaissance toute relative et colorée par la détermination particulière du lecteur – « Dieu  le Livre » est actif par Lui-même. Alors que nous réagissons à la Connaissance et que celle-ci  nous révèle en une apocalypse permanente, alors que notre révélation nous réalise en affirmant ce que nous ne sommes pas, « Dieu Le Livre » agit de Lui-même, En Lui-même, manifestant où et comme bon Lui semble les lettres inscrites sur une infinité de pages, Livre en lequel l’Univers ne serait qu’un chapitre.

 

Il ne s’agit là que d’une façon de parler, d’une métaphore utilisée dans le but d’appréhender certaines notions, car définir un Livre infini n’a pas de sens.

 

Voici donc mis en évidence le paradoxe suivant : Dieu est UN, Personnalité infinie et absolue, sans relation aucune avec autre chose que Lui-même ; nous sommes uns dans la multitude, finis et relatifs, sans cesse dépendants de la Source divine. Et pourtant, l’infinité (qualitative) d’ignorance que nous incarnons par notre définition ontologique est susceptible d’appréhender, partiellement certes, la notion d’Infini qui contient ce que nous ignorons par nature, et celle d’Unité qui rassemble et réunifie les Contraires !

 

Il ne peut s’agir là que d’une participation au « Tout » (à notre insu pourrait-on dire) de l’Illusion première, celle du fondement de l’être manifesté.

 

Alors, Dieu, une bibliothèque ? Un Livre ? Non, l’Ecrivain serait plus juste.

 

Ecrivain à jamais inconnu, il va sans dire, convenant que nous tous En incarnons une facette particulière, ainsi que chaque cellule participe de l’ensemble du corps tout en étant singulière.

 

Mercure

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Mercure
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Samedi 17 mai 2008

Vouloir « prouver Dieu » ?

 

Encore une caractéristique de la mentalité inhérente aux modernes, et une preuve d’orgueil supplémentaire !

Une fourmi aurait bien plus de chance de prouver l’existence de New York à ses congénères néo-zélandaises. Il y a plus de chance de voir une blatte pondre le prochain programme spatial de la Nasa sur un superordinateur que de voir un homme prouver Dieu.

 

L’Infini, le Sans Cause, l’Eternel (hors du Temps, le non-Temps et non la perpétuité)… est définitivement hors de portée des créatures manifestées. Et pourtant, Tout le prouve, du brin d’herbe à l’Univers dans son ensemble, du microbe à l’Archange. Et Dieu seul sait combien il existe différents états d’être…

 

La croyance « simple » opère l’acceptation de l’idée de Dieu. La Foi véritable « prouve » l’Existence de Dieu par la Soumission (Islam) en pensée et en acte à Sa Volonté. La Foi est « l’Oeil du Cœur », œil invisible et inaccessible aux yeux de chair.

 

Cet Oeil est ouvert ou fermé par Dieu Lui-même. Ouvert, il devient alors possible d’éprouver que Dieu est partout, en toutes choses, que tout est Dieu, car toute chose est une possibilité de l’Unique.

Tout le reste n’est qu’illusion due aux puissances de l’ego et de l’ignorance.

 

Mercure

 

 

Par Mercure
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Samedi 17 mai 2008

Dieu crée-t-il ?

 

Au préalable, pour peu que l’appellation « Dieu » gêne certains, une prospection métaphysique conduit à ne pas trouver meilleur terme que « l’Infinité des Possibilités » pour « définir » ce qui ne l’est pas. L’avantage, si l’on peut s’exprimer ainsi sur une question de telle nature, est que cette formulation inclue de facto des notions telles qu’Absolu, Eternel, Unique…

Et, pendant que nous y sommes, pour peu nous nous attachions à ce question avec bonne foi et en mettant au besoin de côté les faiblesses inhérentes aux points de vue personnels, poursuivons tout en nous efforçant de ne pas manquer à la rigueur métaphysique, seule garante d’accord et d’harmonie, malgré l’inévitable « angle de vision individuel », entendu dans son sens ontologique, par lequel tout être conscient aborde les questions liées à l’Universel.  

 

Rappelons que toute réaction émotionnelle, bien qu’elle délivre une part de réalité propre à son auteur, ce qui n’est pas un mal en soi, n’en constitue pas moins un voile susceptible de masquer la vérité proportionnellement à la puissance de l’émotion ressentie. 

S’il est assez facile de provoquer un changement dans les actions des hommes - au sens large bien entendu, ceci incluant les femmes -, il est extrêmement ardu de transformer un « système » de pensée sur lequel l’individu fonde l’essentiel de son comportement et de son équilibre temporaire.

 

Ainsi, que l’on re-connaisse ou non une vérité ne changera rien ni à sa nature, ni à son inaltérable fondement. Immuable, la pré-existence principielle et éternelle de toute vérité ne saurait être altérée par quelque résistance ou reconnaissance que ce soit. Seul l’individu, de par son positionnement face à la rectitude, se verra orienté selon une direction qui lui est propre. L’Hortodoxie ne saurait souffrir des déviances menant au mal celui qui souhaite et fait le mal, menant à l’errance celui qui aspire et se livre au mensonge, astreignant à la souffrance l’aspirant et le jouissant des seuls plaisirs de ce monde, aveuglant les vaniteux fiers de ne croire que ce qu’ils voient…

 

Pour être le plus clair possible, nous allons partir de la distinction entre « créer » et « manifester ». Il ne s’agit pas d’un simple jeu de mot, voire d’un exercice de style présomptueux. Cette question est porteuse de maints éclaircissements qui s’avèrent être extrêmement importants pour la compréhension de concepts contingents à proprement parler supra-humains.

 

Créer, de crea-re, signifie « agir sur » - entendu sur quelque chose d’extérieur.

En conséquence, si l’homme crée, Dieu ne crée rien. L’homme a créé toutes sortes d’objets et constructions, entre autres ; sortes de formes pensées qui ont pris corps à partir de supports dits « matériels », à partir de ce que l’être humain ne contient pas par nature ou qui lui est en quelque sorte étranger, bien que faisant partie des mêmes contingences globales terrestres, mais déterminées différemment en leurs Principes à fin d’existentialisation ou non, certaines idées relevant uniquement de l’imaginaire.

Notons ici l’importance considérable de l’imaginaire, sa réalité autre qu’immédiatement palpable, et l’aptitude à la guidance et à la projection qui lui est propre. Mais là n’est pas le sujet, ce qui nous entraînerait fort loin.

 

Pourquoi affirmer que Dieu ne crée pas ? Parce que Dieu est Infini. Or, étant infini, il n’y a rien qui est extérieur à Lui. Rien « d’autre », d’étranger, d’ontologiquement différent que Lui (en partie) ne peut exister.

Ce point est très important, car il conditionne la suite. Il suppose d’abandonner toute notion d’extériorité par rapport à Dieu, de rompre avec l’idée néfaste propagée par certaines formes de pouvoir d’un Dieu lointain en Qui, au regard de l’état du monde actuel, l’on pourrait alors percevoir certaines caractéristiques dans « l’attitude relationnelle » avec notre monde nous incitant au blasphème, ou, par refus d’aller plus loin, à l’athéisme.

 

Si l’Infini s’impose de toute Eternité, paré d’Eternité serait plus juste, c’est que le (concept de) « néant », définitivement n’est pas. Impossibilité absolue, définition « parfaite » de l’impossibilité, le néant cède pour ainsi dire éternellement la place à l’Infini. L’Infini s’impose alors comme la Nécessité absolue, comme seul Existant véritable, Vivant qui octroie la Vie. Sans Cause, unique Précédent à toute cause, Il est la Cause des causes…

Etant Infini, Il est Unique, Seul !

 

Qu’est-ce que l’Infinité ? Personne n’a jamais été et ne sera jamais capable de répondre à une telle question, pour la raison que l’Infini transcende depuis et pour toujours ce qui procède du fini : de la Détermination (de Principes), de la Distinction (de Possibilités). L’Unique seul engendre le Multiple par une sorte de Caractérisation de Son Essence, l’Essence ne souffrant en rien d’une quelconque altération lors de ce processus, mais procédant alors à l’existentiation d’un état « secondaire » et contingent, faisant par là que toute chose et nous-mêmes procédons du « néant en Dieu », puisque dans l’Unique, rien n’est par définition distingué ! En dehors de la façon dont Dieu se distingue Lui-même.

Il y aurait tant à dire sur un tel sujet, mais poursuivons.

 

On peut donc bien affirmer que l’Infini, Dieu, est l’infinité des Possibilités, Possibilités qui hors de toute notion de temps ou de durée, sont déterminées par Lui selon Sa Volonté et en fonction de Sa Liberté absolues : ce que l’on définit en terme de Volitivité.

 

Que sont ces possibilités aujourd’hui ? Proches de nous, vous, moi, tout animal, un électron, toutes choses manifestées… et, hors de portée du mental, mais abordables par l’Intellect, toutes « choses » manifestées ou non qui résident en Principes.

Ainsi, Dieu ne crée pas, Il Manifeste. Il Se Manifeste.

 

Il Se Manifeste à Lui-même par le biais de toutes choses qui Le reflètent comme autant de facettes.

La Manifestation Totale peut être appréhendée comme un miroir à travers lequel Il entretient une relation de plus ou moins grande proximité avec Lui-même.

L’Univers et tout ce qu’il contient ne représentent qu’une facette de Dieu, qu’une « expression divine ». Dieu ayant une infinité de facettes, cet Univers n’aura jamais de fin, pas plus que ce dernier n’a eu un début dans le temps, n’en déplaise aux olibrius à prétention scientifique qui auraient meilleur compte à rester cantonnés en leur domaine d’investigation : la Quantité.

Car il ne fait aucun doute que le Temps comporte un aspect qualitatif comme nous le démontrerons succinctement un peu plus loin.

 

L’Infini n’a aucun sens sur le plan quantitatif. Les nombres ni ne sont, ni ne peuvent représenter l’infini. Le nombre est indéfini, et il ne contient pas tout, pas plus qu’il ne permet de tout « raisonner », de tout expliquer.

Exemple : peut-on chiffrer ou quantifier avec précision les sentiments, l’humeur, les dons etc. ?

L’Infini est d’ordre qualitatif, et toute quantité est nulle au regard de l’Infini.

Nous ne sommes pas distingués par le nombre, car notre nombre est toujours le même : Un.

Aussi toute chose est distinguée par un processus de Qualification faisant que toute chose est nombrée et une. C’est à la Qualification que la Quantité se doit d’exister…

 

Toute possibilité divine manifestée (par le Verbe Christ) est définitivement unique. En principe, deux possibilités parfaitement identiques ne peuvent cohabiter : tout possibilité est unique et ne se duplique pas.

 

Le Un contient tous les nombres comme il est en tous nombres (lire à ce propos « Principes du Calcul infinitésimal » de René Guenon). Il n’y a par exemple aucune jonction possible entre 1 et 2, puisque après la virgule les chiffres sont en nombre indéfini. Le domaine du nombre est une quantité discontinue, à la différence de l’Espace, qui est continu, sans trous de néant, à ne pas confondre ici avec la notion de « vide » qui est énergie.

 

Ce que nous percevons comme le Temps a sa source dans l’Eternité – le non Temps. Pour d’évidentes raisons, le Temps ne contient pas sont début.

Dieu seul contient Son « début », tout comme il est éternellement la « fin ». Cette propriété n’est partagée par aucune autre possibilité que la Possibilité Totale : Dieu.

Non Temps, car non changement, non transformation, l’Infini étant « toujours » « Tout », rien ne pouvant être retiré ou ajouté à la Totalité. C’est pourquoi l’Infinité se pare « naturellement » de l’Eternité.

 

A ce propos, l’un des Compagnons du Prophète lui demanda ce qu’est le Temps. Le Prophète lui répondit que le Temps, c’est Dieu !

Réponse énigmatique s’il en est, alors que nous pouvons considérer que le Temps est à la fois une conséquence et une des conditions de la Manifestation « séquentielle » de certaines Possibilités divines, Possibilités qui en leurs Principes éternels sont simultanées.

 

Ainsi, l’Eternité n’ayant pas de début, puisque hors du Temps, est la Source du Temps depuis toujours, et pour toujours.

Le Temps a besoin d’au moins une transformation de l’état antérieur pour être manifeste. Il est donc aisé de comprendre que ce que l’on nomme un « instant » n’est pas autre chose qu’une possibilité (divine) qui se manifeste, qui « entre », projetée dans la Manifestation.

Tout changement est une nouvelle possibilité qui se manifeste par la Volonté de Dieu, que ce soit « ce qui » fait croître le brin d’herbe, l’origine, la nature et la cause véritables de la transformation de nos tissus cellulaires, du flux de nos pensées, du flot de nos actions, ou de la naissance suivi du processus vital et de la mort des étoiles.

Il est entendu que nous naviguons ici bien au-delà des seuls processus chimiques qui n’ont pas leur cause en eux-mêmes, mais en leurs Principes immuables.

 

Un instant = une possibilité manifestée.

Plus précis : un instant, plus « petite » détermination (qualifiée) possible de ce qui est perçu comme le Temps, est l’effet « secondaire » de la manifestation d’une possibilité. Ainsi, selon son rythme propre, toute chose vit selon un temps qui lui est propre. Tout cela, bien sûr, orchestré selon une métalogique divine qui dépasse notre entendement infiniment.

 

La succession causale des instants engendre ce que nous percevons comme le Temps. Ce qui est simultané en Principe est consécutif en Manifestation.

Il y a là matière à « expliquer » l’accélération du temps humain par la nature (Qualité) de nos pensées et de nos actions, selon qu’elles se rapprochent ou s’éloignent de l’Unité, selon qu’elles s’enlisent dans l’Individuel (la multiplicité), ou tendent vers l’Universel (l’Unité).

La frénésie actuelle, sans cesse croissante, qui n’apparaît qu’avec trop de flagrance au sein de toutes les activités humaines, cette frénésie est la marque d’une plongée dans les méandres indéfinis des questions et préoccupations  « matérielles », de la nature des pensées qui y sont associées. Cette immersion dans la multiplicité a pour effet d’accélérer le processus temporel.

 

Cette accélération se traduit par la manifestation d’un nombre de possibilités sans cesse croissant (par rapport au Temps global).   

Ici, la quantité se fait au détriment de la qualité.

A l’inverse, Connaissance et méditation d’ordre spirituel (métaphysique) ont pour effet de ralentir le temps propre à l’agissant, puisque ce dernier se dirige vers l’Unité.

 

Chacun pourra entrevoir d’où provient ce climat d’insécurité, de guerre réelle ou latente, de division, de conflits en tous genres, d’inégalité criante, d’injustice, climat où manque cruellement l’esprit de compassion et qui pèse comme une chape de plomb sur le « corps planétaire ».

Une question demeure en effet : en dehors de toute étiquette religieuse, de tout fanatisme ou esprit sectaire quelconque, pense t-on et parle t-on souvent de Dieu aujourd’hui ? Et dans ce cas fort improbable au sein d’une grande majorité, le fait-on avec Connaissance et humilité, ou empreint de l’ignorance zélée caractéristique des points de vue particuliers ? Dans l’affirmative, est-ce avec désintéressement et dans un esprit de Vérité ? L’Humanité actuelle est-elle en réalité soumise à la Volonté de Dieu ?

 

Ajoutons que c’est bien là le sens semble t-il de la tour de Babel, symbole d’une Humanité qui, ayant perdu peu à peu l’unité du langage métaphysique véritable, se voit parler plusieurs langues, comme autant d’expressions de point de vue particuliers, et donc, comme autant de sources de divisions et d’incompréhension. Atteignant une sorte de paroxysme aujourd’hui, où chaque individu, peu ou prou, parle dans sa propre langue, le confiant à ne plus comprendre, et tolérer, que lui-même.

 

Dieu remisé aux oubliettes, la place est vacante afin que les pires d’entre nous tous, avides et accrochés aux pouvoirs comme de féroces parasites vampiriques, s’échinent à nous imposer la croyance, pour ne pas dire la Foi, en leurs valeurs dont l’altitude ne dépasse pas la Mer Morte.

En quête de pseudo unité, ceux-là tentent par tous les considérables moyens dont ils disposent d’imposer au monde entier une nouvelle pensée unique, enchevêtrement syncrétique de cultes au Veau d’Or ; de foi en l’argent-dieu ; de confiance aveugle en une sacro-sainte économie fondée sur la corruption, le vol et le meurtre légalisés, et génératrice d’inégalités gigantesques ; de la généralisation de l’esprit de compétition en tous domaines et dans toutes les sphères de la vie ; de l’adoption d’une pensée unique élaborée sur le Mensonge etc.

 

Cette apparence d’unité que l’on appelle aujourd’hui Mondialisation ne saurait résister bien longtemps aux germes destructeurs qui en font sa nature…

 

Il s’avère, au regard de ce qui a été dit jusqu’ici que l’Humanité est bel et bien soumise à la Volonté divine, mais, et malgré qu’elle l’ignore et se complait dans cette ignorance pour des raisons connues qu’il serait bien trop long de rappeler ici, cette Volonté nous conduit vers un terme collectif, non vers un essor et un bonheur durable. Tout ce qui a un début, en Manifestation tout du moins, a une fin. Cela vaut pour l’arbre, les montagnes… et cette Humanité.

 

Il n’est que trop évident, pas pour tous semble t-il, que l’Humanité dans son état actuel ne manque pas de tares la propulsant selon un rythme accéléré vers un gouffre prophétisé de tous temps. Ainsi, pour ne citer que quelques difformités parmi bien d’autres, l’humanisme – non au sens charitable, mais entendu que l’homme, « étêté », considère pouvoir se passer et ignorer sa Source vitale – Dieu ; matérialisme et consumérisme outranciers, assortis de leurs cortèges d’anti vertus telles que cupidité, ladrerie, corruption, avidité etc. ; l’individualisme, effet secondaire de l’égoïsme ; l’indifférence qui emplit l’espace laissé vacant par le manque de compassion généralisé ; l’ignorance des choses réellement essentielles entretenue par un bourrage de cervelles de faux savoirs et d’une pseudo culture du secondaire, de l’idolâtrie et de l’éphémère…  

 

Bien entendu, tout n’est pas mauvais en ce monde, toute personne n’est pas un monstre gorgé d’incurables défauts. Nous serions toutefois bien avisés de considérer chaque jour à quel moment ceux-ci prennent une part prépondérante dans nos pensées et nos actions. Et surtout, demandons-nous pourquoi, et par quelle influence sommes-nous incités à agir et penser ainsi.

En dehors de la nature ontologique particulière de chacun d’entre nous qui favorise ou non un tel état d’esprit, cette « ambiance » si particulière ne provient-elle pas de certains centres de pouvoir agissant par le biais des organes de transmission du « savoir », médias de toutes natures, ceux-ci étant aux ordres afin de maintenir le plus grand nombre dans la confusion et l’ignorance, la passivité et une certaine forme d’esclavage ?

Puisque le sort du collectif semble scellé, il y va du salut personnel

 

Faisons preuve de bienséance, de correction, de réserve et d’humilité dans notre rapport direct avec Dieu. Gardons-nous de Le juger. Constatons, essayons de comprendre, et devant une interrogation sans réponse Le concernant, restons à notre place, humblement. Et si cela s’avère bon pour nous, une réponse viendra en temps voulu.

 

Personne, jamais, ne L’a « expliqué » ni ne L’ « expliquera » à lui-même ni aux autres. Personne, jamais, ne L’a  « prouvé » ni ne Le « prouvera » aux autres malgré que beaucoup en ont eu par le passé et en ont aujourd’hui la preuve en eux-mêmes. Dieu a toujours tout transcendé, et Il transcendera toujours toute chose et toute « créature » infiniment.

 

Il n’y a en définitive que la Connaissance de l’ordre métaphysique (domaine se situant bien au-delà de toute théologie ou exégèse) et l’Amour compassionnel (universel) pour s’En rapprocher, c'est-à-dire pour re-Connaître le Principe (Seigneurie) qui est nôtre et qui nous « permet » de nous croire étranger à Dieu par l’ego et la conscience du « je », de nous croire crées alors qu’en définitive nous sommes tous, ainsi que toute chose, des Possibilités de Dieu.

 

L’illusion serait de croire qu’il en est autrement.

 

            Mercure

 

Par Mercure
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Mardi 18 mars 2008
DIEU OU NEANT !
 
Pourquoi une telle affirmation ?
Nous laisserons de côté, du moins en apparence, l’évidence que Dieu seul accorde la Foi à tel ou tel. Nous nous en tiendrons à certains aspects purement logiques permettant d’aborder cette question, sans aucun prosélytisme d’ordres religieux, social ou de convictions personnelles, les avis n’ayant pas lieu d’être lors d’une approche métaphysique. Cette neutralité pourrait permettre à certains, récalcitrants jusque là, de se dire que pour le moins, l’évidence d’un Dieu et d’un seul est « logique ». La douceur du « miel » qui pourrait naître de la relation générée entre la créature et l’Unique étant propre au Cœur de chacun, cette petite étude ne s’y attachera pas. Si Dieu le veut, un œil s’ouvrira… un seul suffirait pour que cet article aie sa raison d’être.
 
Pourquoi donc s’interroger sur ce point essentiel, et ne pas abandonner un tel choix dans le tournoiement d’une errance rationnelle, poétique, mystique ou scientifique ?
Parce que, justement, il n’y a pas d’autre choix, et que non seulement ce dernier soulève l’Interrogation Primordiale (Dieu ou néant ?), mais il s’affirme, entre tous, comme le plus essentiel et le plus ultime ! De lui dépend la suite, TOUTE la suite…
 
Comment « remonter antérieurement » à la première de toutes les Possibilités, comment se projeter au-delà de la suprême Non-Causalité ?
Dieu ou néant ?
Non-sens spirituel au domaine de l’Intellect où seul l’Unité EST, mur-limite et frontière pour une logique humaine que la Manifestation a rendue binaire ; concept chimérique puisque l’un des éléments, par définition, N’EST PAS.
 
Qui d’entre nous a osé affronter, en son propre sein, aux tréfonds de sa méditation, aux confins de son ego, la vision terrifiante de la Non-Existence absolue ?
Qui a perçu, Là, irrésistibles et éternelles, les racines de l’Infini ?
 
Cette question relève-t-elle de la science contemporaine, de la croyance, de la Connaissance (Métaphysique), ou de la Foi ?
 
La Foi, justement, est bien plus que la simple croyance en un Dieu quelconque, mais bien l’obéissance du Serviteur teintée de crainte (respect) et de certitude dans les Commandements Divins (les Lois, émanations manifestes de Sa Volonté), et la conviction sans faille de la perfection de leur bien fondé et de leur aboutissement final, et ce, quelques soient les apparences vécues par le Serviteur. La balance capable de peser (mesurer) ainsi la nature des « cœurs » ne peut-être constituée d’électronique, mais point n’est besoin d’insister davantage sur ce point.
 
Si l’on se réfère aux hypothèses émises par la science moderne et profane, notre Univers serait le produit d’une colossale explosion originelle nommée Big Bang. Il ne s’agit pas, ici, d’affirmer ou de nier la véracité d’un tel postulat, mais « d’envisager » en des termes purement métalogiques ce qui, sublime Avènement, précède cet « événement » et lui pré-Existe de tous temps, ou, pour être plus précis, lui est antérieur en dehors de toute notion de Temps.
 
Commençons par étudier la possibilité néantique. Qu’est-ce donc que le néant ? Qu’est-ce que l’Absence ? Tâche ardue que vouloir définir une « non-affirmation » ! « Moins que rien » pourrait-on affirmer, car même rien est encore quelque chose, quelque chose assimilable à l’idée que l’on peut se faire d’un espace empli d’un vide parfait par exemple, d’autant que ce vide est Energie… Or, bien qu’il n’y ait là rien à analyser de sensible, de visible ou palpable, et bien que l’on y puisse s’immerger, un tel vide baignerait malgré tout dans un espace qui le contiendrait. En apparence, cet espace vide nous renvoie à l’image d’un contenant sans contenu. Est-ce seulement possible ? Non, étant entendu que l’Espace, seul, est déjà quelque chose, que nous nommons Cosmos, réalité manifestée d’une possibilité, réservoir indéfini de formes et de dimensions, réceptacle de la Quantité et de la diversité conditionnée par le processus qualificateur. L’Espace se lie et s’enchevêtre avec le Temps (support de la Causalité) qui, quant à lui, autorise l’existentialisation de toutes les transformations, qu’elles soient quantitatives ou qualitatives (d’où, par analogie inverse, le lien qui unit la « Totalité » absolue à l’Eternité), ce que ne permettrait pas un Espace sans Temps.
 
Est-il possible, dans ce cas, de définir moins que « rien » ? Par une affirmation, certes non, par une négation, peut-être : celle qui le définit comme une non-possibilité « absolue », Le Non-Possible définitif et parfait, ontologiquement, le seul en fait, car définitivement distingué du sens de probabilité ou d’éventualité, c'est-à-dire n’ayant aucune filiation avec le principe d’émergence.
 
C’est pourquoi le néant, en tant que pure impossibilité, cède éternellement face à l’Infini qui « devient » Nécessaire, La Nécessité absolue et inconditionnée ; c’est pourquoi aussi, en tant que parfait contraire de l’Infini, le néant (en supposant qu’il puisse être rendu manifeste) s’auto réduirait infiniment au point de se détruire totalement et de ne plus représenter la plus infime des possibilités ; c’est pourquoi, enfin, la « nature » de non possible intrinsèque au néant et caractérisée par la négation absolue, « enfante », si l’on peut s’exprimer ainsi, de la Possibilité Totale. Le non-possible qualifie éternellement le néant, comme le Possible des possibles qualifie éternellement l’Existant.
Ainsi, à travers une analogie qu’il serait bon de traiter, l’athéisme pur, qui est à l’Esprit humain ce que le néant est à l’infinité de Dieu est lui aussi une non-possibilité. L’athéisme est toujours relatif, jamais définitif, n’en déplaise aux athées eux-mêmes.
 
C’est pourquoi, encore, le néant n’ayant pour ainsi dire jamais pu être, ni la moindre chose, ni à quelque moment que ce soit, l’Infini émergespontanément, de toute Eternité (c'est-à-dire hors du Temps), rendu indispensable, nécessaire, évident, sans limite d’aucune sorte ni, et c’est important, sans début aucun… Le néant n’ayant pas même émergé une infime fraction de temps, n’a pas non plus de fin. Ainsi, l’Infini, DIEU, EST SANS CAUSE, SANS DEBUT NI FIN…
Eternel donc !
 
Par analogie avec la distinction effectuée plus haut entre vide et néant, il faut se garder de confondre perpétuité et éternité. La perpétuité symbolise le temps dans sa durée indéfinie, que ce soit dans le passé, le futur, voire même le présent qui, reflet de l’Eternité, est également indéfinissable. L’éternité tout au contraire est l’absence totale de temps. Cela se comprend pour Dieu car étant infini, Il n’évolue pas, ne subit pas de transformations (tout à la fois possibles grâce au temps et génératrices de temps), n’enregistre ni perte, ni ajout ; Il n’entretient aucune relation avec autre chose que Lui-même. Par conséquent, Dieu est hors du temps, donc éternel. Précisons que l’état de Dieu dont il est ici question est « l’état central », le noyau si l’on peut s’exprimer ainsi ; l’état le plus « profond » de Dieu, dans lequel Il est Un, donc Infini, et en lequel Il inclut en un macrocosme unifié toutes les possibilités sans que celles-ci y soient de quelque façon différenciées, déterminées, qualifiées ni quantifiées.
 
Par principe, rien ne pouvant être issu du néant, la nature de l’Univers avant l’explosion originelle (en admettant la véracité de cette hypothèse, et en définitive, quelle que fut le procédé ayant engendré la Manifestation de l’Univers tangible) doit son existence à une Source antérieure, préexistante. Or, il apparaît que ce qui est antérieur à ce supposé Big Bang n’est ni concevable, ni abordable par les moyens d’investigation de la science profane et destructrice (de l’Unité, vive les spécialistes !), l’objet d’une telle étude demeurant irrémédiablement hors de portée des instruments et moyens scientifiques modernes, pour la raison que le domaine de la Spiritualité pure (domaine non mental et propre à l’Intellect) échappe de façon définitive à n’importe lesquels des instruments de quantification et autres modèles mathématiques.
 
Tout ne se mesure pas, en effet, grâce aux nombres : vertus, talents, intellect ou intelligence spirituelle (esprit de synthèse oint de supra-logique, à distinguer encore une fois du mental raisonnable et rationnel armé d’une hache analytique pour dissection de l’Unité), qualifications inhérentes à toutes créatures vivantes (diversité véritable à distinguer de la seule multiplicité), tout cela et bien d’autres choses qu’il serait fastidieux, pour ne pas dire impossible d’énumérer en totalité, tout cela donc se mesure selon des Lois et Principes divins tels que Justice, Rétribution, Amour, Grâce, Don de la Foi (Illumination première), Intuition Intellectuelle (à ne pas confondre avec les intuitions « vulgaires »)…
 
Non pas que les conditions présentes au moment d’un supposé Big Bang ne puissent être étudiées, car leurs contingences globales et fondamentales sont similaires à celles d’aujourd’hui, à savoir qu’il y avait « matière », Temps Espace pour respectivement, contenir (autoriser toutes formes), qualifier (individualiser, personnaliser, transformer) et quantifier (identifier, multiplier) certains possibles issus de l’Infini, mais plutôt que l’Origine véritable de ces trois contingences principales échappe (dans sa globale Unité) définitivement aux outils de mesure modernes, présents et futurs.
 
Aussi pouvons-nous remonter au delà d’un supposé Big Bang en concevant soit qu’une pré–matière lui « est » perpétuellement préexistante, soit qu’une indéfinité de Big Bang successifs est le fruit d’une répétition indéfinie du phénomène de contraction–expansion de l’Univers. Dans ce cas, ces deux hypothèses ne résolvent en rien la question de l’origine suprême de notre Univers car elles ne satisfont ni notre soif d’un début sans cause, ni le principe de la Causalité propre à toute existence manifestée. Si l’on considère le néant comme étant à l’origine de toutes choses, alors seul le Tout qui en émerge spontanément est à même de satisfaire la pensée temporelle, sauf qu’en pareil cas, cette idée défie la plus élémentaire des logiques, car, du néant, ou plutôt de l’idée de néant, ne pouvant être nommé que ce qui contient la moindre parcelle de réalité (possibilité), rien ne peut naître du fait que lui-même (le néant) n’est pour ainsi dire qu’une pure abstraction idéatoire.
 
Trois questions défient maintenant notre mental : d’où proviennent le Temps, la Matière et l’Espace ?
Ainsi que notre composition organique faite à 80% d’eau nous oblige à nous désaltérer, les conditions temporelles qui régissent la condition humaine ne nous permettent pas de comprendre (de façon rationnelle et matérialiste) qu’un phénomène temporel puisse avoir été engendré par ce qui échappe totalement au Temps.
De même, faits d’atomes à l’instar de l’Univers spatial (dimensionné) dans lequel nous sommes immergés, notre mental n’est pas apte à envisager l’éruption de toute « matière » à partir de ce qui est principiellement immatériel (l’image la plus compréhensible serait celle de l’objet jaillissant de l’idée).
Enfin, d’où proviennent ces milliards d’années-lumière d’espace qui nous entourent ? L’espace a-t-il toujours existé ? Est-il antérieur à la lumière ? Est-il élastique, s’agrandit-il au fur et à mesure que la lumière le parcourt, l’étire, et par conséquent le définit, le délimite ? Si tel est le cas, à l’intérieur de quoi s’accroît-il ? Qu’y a-t-il au-delà de cette limite ? En d’autres termes, deux questions concernent ici l’espace : est-il infini et quelle est son origine ?
 
Précisons en aparté qu’au sein des contingences de la Manifestation et lorsqu’on tente de remonter indéfiniment dans le passé universel, les limites de la causalité s’expriment clairement lorsqu’il s’agit de définir la toute première cause, celle par quoi tout le processus manifesté dans le temps et l’espace a découlé jusqu’à nos jours. Cette cause première n’existe pas en Manifestation, pour la simple raison qu’au vu des possibilités totales qu’elle devrait posséder, elle serait la manifestation dès « le début » (commencement imaginaire, et issu de quoi encore une fois) de la possibilité manifestatoire totale et accomplie. Dit autrement, pour manifester le début, il faut connaître la fin !Ce qui est juste, mais uniquement parce que le Manifestant est positionné hors de Sa Manifestation, ou pour être plus précis, parce que Dieu étant infiniment plus que toute Manifestation, le procédé par lequel une Possibilité revêt l’habit existentiel se situe justement hors des limites et contingences inhérentes à toute chose manifestée. 
 
Ce non-sens, cet illogisme radical pour la raison rationalisante (orgueil trompeur cher au ratiocinant) met à mal, et disons-le, achève les théories darwinistes et évolutionnistes, étant entendu que le moins ne saurait contenir le plus, et qu’en ce cas précis, la Manifestation totale n’aurait pu se transformer d’un iota depuis un commencement qui ne cesserait de l’être, anéantissant par là-même toute possibilité de changement, de Temps et de la moindre transformation, autant de moteurs en réalité de la Manifestation. Cette question aurait du soulever au sein de la communauté scientifique un intérêt suffisant pour que celle-ci oriente ses recherches vers une direction pas moins qu’opposée (à l’évolutionnisme darwinien), ce qui lui aurait permis d’aborder de front une solution que seule est capable d’offrir une réflexion métaphysique (mais l’humilité pas plus que l’esprit d’ouverture ne font partie de la mentalité universitaire moderne).
 
Laquelle Métaphysique assure que la Causalité primordiale, la Cause (principielle et non manifestée) des causes (contingentes et manifestées) réside en Principe, éternellement, et non dans la Manifestation temporelle. Ainsi, rompant avec l’impossible résolution du problème soulevé par la recherche indéfinie de la cause première (et imaginaire tant qu’on la cherche dans le manifesté), transparaît clairement l’évidence de « l’apparition spontanée », n’en déplaise à l’étroitesse de vue inhérente à la raison rationalisante, celle-là même qui bute sans cesse et sans espoir d’issue sur l’incompréhension fondamentale de l’origine de toute chose. Précisons par ailleurs que « l’apparition spontanée » par quoi l’ensemble du processus manifestatoire universel « a commencé », n’est que la première conséquence de la Manifestation perpétuelle qui s’étend jusqu’à nos jours, et au-delà pour un Temps indéfini, pour la raison que Dieu seul en connaît la fin, finalité serait plus juste, c'est-à-dire que Lui seul détient la parfaite Connaissance de la Quantité et de la Qualité propres à toute chose. Car toute chose autre que Lui-même procède du fini, non de l’Infini, y compris l’indéfini, qu’il soit qualifié ou quantifié.    
 
La Tradition musulmane rapporte une discussion qu’aurait eue Marie avec Joseph qui montre à quel point Marie avait conscience de la transcendance de sa grossesse :
« Lorsque Marie devint enceinte, le premier qui s’aperçut de cette grossesse fut son compagnon, Joseph. Quand il vit son état, il fut scandalisé, horrifié et peiné ; il ne savait comment se l’expliquer. Dès qu’il voulait la soupçonner, il se rappelait sa vertu et sa présence continuelle à côté de lui. Mais chaque fois qu’il cherchait à l’innocenter, il considérait son état. Lorsque, ne pouvant plus contenir sa peine, il lui parla, sa première parole fut de l’interroger : « Il m’est survenu à ton sujet une pensée que j’ai voulu étouffer et taire ; je n’y ai point réussi. Et j’ai estimé que le fait de t’en parler soulagerait mon cœur. » « Parle donc, dit-elle, et tiens-moi un bon propos ! » « Je ne veux point en tenir d’autre, reprit-il. Mais dis-moi ! Un blé peut-il pousser sans semence ? » « Oui ! » répondit Marie. « Et un arbre, peut-il croître sans pluie ? » « Oui ! » fit-elle. « Et un enfant, demanda-t-il encore, peut-il être conçu sans père ? » « Oui ! répondit enfin Marie. Ne sais-tu pas que Dieu, quand il a créé le blé, Il le fit pousser sans semence, car la semence vient elle-même du blé ? Ne sais-tu pas aussi que Dieu créa les arbres sans la pluie et que, par la même puissance, Il fit la pluie pour vivifier les arbres, après avoir créé les deux séparément ? Ou bien diras-tu que Dieu n’a pu faire pousser les arbres sans le secours de la pluie ! Sans la pluie, Il n’aurait donc pu faire croître les arbres ? » « Non, répondit Joseph, je ne dis point cela ; mais je sais plutôt que Dieu crée tout ce qu’Il veut, Il lui suffit de dire ‘Sois !’ et une chose est. » « Ne sais-tu pas, continua Marie, que Dieu créa Adam et Eve sans le secours d’un homme et d’une femme ? » Il répondit : « Si, bien sûr ! » Lorsque Marie eut dit cela, Joseph comprit que son état résultait d’une Intervention divine et qu’il ne pourrait l’interroger plus à ce sujet, car il constata qu’elle tenait à garder le secret. »
Extrait de « Jésus dans la tradition soufie » de Faouzi Skali – Editions Albin Michel Spiritualité (p 86).
C’est ainsi que pour résoudre une question de comptoir, l’on peut dire que la poule est antérieure à l’œuf en manifestation (ordre d’apparition terrestre), et que l’œuf est antérieur à la poule en principe.
 
Revenons-en à l’espace : ici comme ailleurs, tout est affaire de principes. D’une part, l’espace au sein duquel notre Univers évolue et se transforme dans le temps n’est pas infini mais indéfini, étant convenu que Ce qui l’a engendré le contient, l’englobe et le délimite ; d’autre part, il est né de conditions non spatiales.
L’espace est Indéfini et non infini car il ne contient pas tout. Le corps humain, par exemple, par sa forme est soumis aux conditions spatiales et l’espace le contient. Mais les attributs de l’homme ne sont pas tous spatiaux. Ainsi sont les sentiments, la pensée, la conscience, l’amour, l’imagination, les liens avec l’âme et le divin etc… tout ce dont les contingences propres échappent aux lois spatiales tout en interagissant avec ces dernières. Toute chose est UNE, et il n’est point de séparation du corps, de l’âme et de l’esprit que, sous des modalités diverses selon les genres, habitent toutes les formes, du minéral à l’humain.
 
Ainsi peut-on penser à une personne sans être à ses côtés, tout comme l’on peut s’imaginer aux abords d’une quelconque galaxie sans s’y rendre. D’autre part, par analogie avec l’être humain qui n’a pas son origine (terrestre) en lui-même, mais la tient de ses parents génétiques (pour ne parler que des contingences organiques sans se pencher sur l’essentiel qui est sa source divine), l’espace ne s’est pas auto généré, mais provient d’un principe qui le contient et le transcende à la fois. Et il en va de même pour le temps et la matière qui proviennent de matrices qui non seulement sont différentes en cela qu’elles sont plus, beaucoup plus, mais englobent tous leurs potentiels manifestés (réalisés) ou non.
 
Nous voici donc réduits à deux hypothèses, à savoir que le temps, l’espace et la matière originelle ne peuvent avoir comme origine suprême et aussi loin que l’on remonte que l’une de ces deux sources:
1/ le concept du néant
2/ Dieu
Revenons-en à la notion de néant. Il ne peut exister ni en principe, et conséquemment ni en manifestation, car il ne symbolise aucun principe divin et Dieu contient l’infinité des principes. De plus, aucun principe divin ne saurait être totalement autre qu’une possibilité de Dieu, aussi infime soit-elle, donc ne saurait être autrement que qualifié par Dieu, car les possibles infinis (en leurs qualités) ne se distinguent pas par leur quantité, mais par leurs attributs de nature, leurs qualifications. Toute détermination (particulière) ne saurait être dupliquée, car ce serait nier et abolir la détermination première (anéantir le moule), et par là-même, rendre impossible tout unité, principe et germe de toute quantité (qualifiée). Comme le Un contient tous les nombres, l’Unité (divine) englobe la multiplicité potentielle. Le nombre est un raccourci permettant de définir ce qui ne l’est pas du point de vue qualitatif. La multiplicité est une illusion bien réelle afin que l’individu distingué puisse se croire autre chose et en dehors de l’Essence Une et primordiale. En outre, cela signifierait que le Créateur disparaîtrait lors de sa création, celle-ci étant rendue impossible par la disparition de son Créateur… cause détruite par son propre effet !
 
La Qualité est ontologiquement antérieure à la Quantité, et non l’inverse ; la Connaissance fait partie intégrante de la Personnalité avant même d’être distinguée comme potentialité. Il n’existe en vérité qu’une seule quantité : « le UN ». Or, UN est de toute Eternité, car l’Infinité (des possibles) qu’il contient est définitivement personnalisée par l’Unicité absolue de Dieu.
 
En qualifiant, on détermine ; en déterminant, on quantifie.
 
Les virtualités contenues dans les principes ne se manifestent pas directement car leur soudaine absence générerait un néant dans le principe même qui les comporte et les justifie. Les virtualités se revêtent de l’habit de la manifestation et deviennent alors des potentialités. Ici s’enclenche le « processus » de la Manifestation dont la Justification est l’Amour infini de Dieu… pour Lui-même ! Amour pour Lui auquel nous sommes conviés à participer, là où nos egos, ondoyant sur leurs orbites créaturelles et par la grâce qu’il leur a été donné de se croire quelque chose, par l’illusion de nature qui leur permet de s’affirmer extérieurs à L’Un, par l’orgueil, cet instinct de survie, ce berger de l’abîme qui les chemine vers le puit des souffrances, là où nos egos s’affirment, brillent, résistent puis chancellent sous les flammes de l’éloignement, pour se fondre à nouveau en une agonie salvatrice et par amour volontaire au Sein de l’Unité du Père. N’est-on pas prêt à mourir pour ce que l’on aime le plus ?
 
En faisant abstraction de l’illogisme radical du postulat d’une part, de l’existence du néant, d’autre part de la perpétuité temporelle d’une sorte de « materia prima » auto générée par le plus impossible des processus, ce dernier faisant aussi appel à la préexistence du néant d’où cette « matière » proviendrait et de quoi elle apparaîtrait spontanément, donc même en ne tenant aucun compte de tout cela, il faudrait admettre pour rester intelligible que soit le néant, soit la « materia prima », soit les deux à la fois sont infinis, ce qui est encore « plus impossible », si l’on peut s’exprimer en ces termes, car la condition première inhérente à l’infinité est l’Unicité.
 
Un néant infini, en voila une belle idée !
Une quantité infinie ? Jamais déterminée par nature, jamais fixée en principe, est-ce seulement intelligible ? Par nature, par définition, une telle notion n’a et n’aura jamais aucun pouvoir d’existence.
 
Quant à la matière, qui a prouvé qu’elle contenait et englobait toutes choses, y compris la pensée, le rêve, l’imagination, les potentiels spirituels etc. ? Ce que nous nommons matière est support pour la Pensée et s’en imprègne sans la générer ; elle se pare d’une forme (distinction) relative à ce qui est déterminé sans qu’aucune détermination (qualification) soit de son propre fait, elle est le Connu extériorisé par le Connaissant, sans être, ni manifester la Totalité du Connaissant… Elle est, car de toute éternité (définitivement antérieure) existe l’Etre Suprême qui l’a pensée (qui la contient comme possibilité et la manifeste perpétuellement). Cet Ëtre est le Vivant, Celui qui Se manifeste sous l’apparence de la Vie.
 
Ce que nous percevons comme « matière » est un prolongement sensible de la Pensée.
 
Première conclusion : l’idée de néant symbolise l’impossibilité pure, la parfaite impossibilité, le non-possible absolu. Néant, qui à l’évocation se nie lui-même (par la dénomination), car le nommer, c’est le détruire, et l’affirmer c’est l’anéantir. Jaillit alors son inverse, la Possibilité infinie ou l’infinité des possibles : Dieu, qui par absolue Nécessité s’engouffre en permanence, en un présent perpétuel (le non-temps, l’Eternité) en cet « espace de possibilité » comme unique et éternelle Evidence !
 
Dieu l’Unique, l’Eternel, l’Absolu, l’Incréé, l’Indéterminé, l’Infini, la Vérité, la seule Réalité, la Cause des causes, le Principe des principes, l’Unique Existant, Le sans Cause (car s’Il en avait une, Il ne serait pas infini), et enfin, Justification de toute chose au travers de l’Amour Infini.
 
Nous reconnaissons aussi que le Temps a son origine dans l’éternité car elle est un état et un attribut de Dieu ; que la matière manifestée est issue de son principe immatériel et non manifesté qui « réside » éternellement en Dieu ; que l’espace provient de ce qui, aujourd’hui comme depuis qu’il est, en délimite son indéfinité, à savoir la condition non spatiale qui est une parmi l’infinité des possibilités de Dieu. Et comme pour ce choix le néant a guidé nos pas, c’est de Dieu que tout provient, car en toute logique, il n’y a pour l’Intelligence (le Cœur) pas d’autre choix.
 
            Annexes
 
Prendre en compte une volonté derrière la naissance de l'Univers revient à accepter l'idée de Dieu, quelques soient la nature et le nom que chacun pourra Lui attribuer. Pourquoi l’idée, puis la croyance, premier pas vers la Foi en un Dieu unique, se manifestent chez certains et non chez d’autres, cela est et restera lumineux en Dieu seul. Croire ou ne pas croire ? Parce que Dieu est incompréhensible, la croyance s’oppose-t-elle à la raison ? Y a-t-il au contraire de bonnes raisons de croire ? Qui n’a pas vécu le sens de la Croix n’a pas saisi le but de sa vie. Existe-t-il un quelconque avantage à refuser de croire ?
Ainsi résumé le pari de Blaise Pascal : que l’on soit dans la Foi ou que l’on n’y soit pas, si Dieu existe, l’un a tout gagné et n’a rien perdu, l’autre n’a rien gagné et a tout perdu ; si Dieu n’existe pas, l’un et l’autre n’ont rien gagné ni rien perdu. Dans les deux cas, gageons que Dieu est, car il n’y a rien à y perdre et tout à y gagner.
En quelque sorte, l’infinité réalisée n’est concevable que dans l’éternité, non dans notre Univers temporel. Cette « Pensées » de Blaise Pascal (1623 - 1662) :
« Nous connaissons qu’il y a un infini et ignorons sa nature. Comme nous savons qu’il est faux que les nombres soient finis, donc il est vrai qu’il y a un infini en nombre. Mais nous ne savons ce qu’il est : il est faux qu’il soit pair, il est faux qu’il soit impair ; car, en ajoutant l’unité, il ne change point de nature ; cependant, c’est un nombre et tout nombre est pair ou impair (il est vrai que cela s’entend de tout nombre fini). Ainsi on peut bien connaître qu’il y a un Dieu sans savoir ce qu’Il est ».
A tort, Blaise Pascal ne fait pas de distinction entre la notion d’infini et celle d’indéfini qui s’impose ici, vu l’évidente relativité des nombres face à l’Infinité de la Personnalité divine, Synthèse des Possibles infinis. Si le domaine des nombres relevait de l’infini, il engloberait Dieu et Ses Vertus, ce qui n’est pas concevable, Dieu ne se résumant pas à la seule Quantité infinie, et sachant que toute quantification dépend ontologiquement du processus de Qualification auquel il est subordonné, processus échappant, de plus, totalement à tout empirisme quantificateur. Il y a donc lieu de remplacer le terme « infini » par celui d’« indéfini » lorsqu’il s’agit des nombres, et de conclure, sans altérer la pensée de l’auteur par : « … Ainsi on peut bien connaître qu’il y a un Dieu « infini » sans savoir ce qu’Il est »…
 
Enfin, terminons en compagnie de celui qui est considéré comme le plus grand des Maîtres du monde arabe, « al Shaykh al-akbar », Mohyiddîn Ibn’Arabi (1165/1240), dont il peut-être bénéfique d’extraire de son œuvre considérable ces quelques propos qui, à n’en pas douter, peuvent se rapporter à notre sujet (extrait p. 121-122 de L’Alchimie du Bonheur Parfait, traduit et commenté par Stéphane Ruspoli, éditions Berg International) :
 
« …Quant à son camarade, le théoricien, il ne sait rien de tout cela, étant donné qu’il s’agit d’un enseignement prophétique, non d’une réflexion théorique. Ce théoricien est aliéné sous l’empire de sa réflexion. Or, la réflexion n’a pas d’autre domaine où s’exercer que son champ d’investigation propre, et c’est un simple moyen de connaissance parmi bien d’autres. En effet, à chaque faculté correspond un champ d’investigation restreint qu’il ne saurait franchir. Aussitôt que cette faculté franchit les limites de son domaine spécifique, elle tombe dans l’erreur et se fourvoie. Ce faisant, elle dévie complètement de sa « voie droite ». La perception visionnaire détecte fort bien sur quel écueil trébuchent les preuves rationnelles. C’est tout simplement qu’elles sortent de leurs propres limites. Au vrai, les intellects ratiocinants qui se fourvoient sont égarés par leurs propres réflexions. Celles-ci les égarent pour qu’ils se donnent libre carrière hors de leurs limites, et c’est ce vagabondage qui amène les ratiocinateurs à juger arbitrairement sans compétence et à s’employer hors de leur champ propre, cela afin de bien mettre en évidence la faveur de certains par rapport à d’autres. Car en vérité, la faveur se manifeste dans le monde pour que l’on sache que Dieu est plein de sollicitude à l’égard de certains de ses serviteurs, tandis qu’Il en délaisse d’autres ; pour que l’on sache en outre que la possibilité de chacun a sa limite, et qu’enfin la supériorité que Dieu accorde à qui Lui plaît est une distinction personnelle liée à telle faculté spirituelle agréable à Dieu, l’Omniscient, le Tout-Puissant ».
 
Mercure
Par Mercure
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Mardi 18 mars 2008
Dieu, ou l’Agneau Suprême et Innocent
 
 
Ce que nous désignons comme le mal n'est pas incompatible avec la Bonté infinie de Dieu, pas plus qu'avec son Amour infini. Car Lui-même est "victime" et "soumis" à Sa propre Nature qui EST dans l'Eternel. Dieu est le Premier et le Dernier des Innocents. Il est d'ailleurs le Seul innocent, de toute éternité.
 
Tout, en Manifestation, exprime dans le Vivant ce qui provient de la Vie : caractéristiques ou Noms divins. Le Vivant est lié à la Vie, mais n'est pas la Vie. Là où le Vivant est irradié, animé par la Vie, la Vie éclos et manifeste ses possibles au travers du Vivant.
La Vie est liée au vivant et le contient, et il ne saurait y avoir une relation entre deux choses que dans un sens unique.
 
Dans la Manifestation, le mal est condamnable. Mais on ne condamne pas Dieu d’où le mal provient. Plus l’homme est exotérique, « circonférent », en œuvres, en pensées… plus la distinction est flagrante entre le Vertueux et le vil, entre la Vérité et l’illusion.
Le développement de possibilités dans le Temps nécessite le Mortel, qui est inhérent au Vivant. Le regard (intérieur) tourné vers le Un re-synthétise ce qui apparaît fragmenté. Réintégrant la Vie, le même développement apparaît alors en instantané.
 
Si Dieu est le Soleil, nous en sommes les photons, les particules, les rayons cosmiques bénéfiques et mortels… Or tous ces éléments contiennent et véhiculent une part du Soleil dans le Temps, l’Espace, et au-delà encore…
 
Si la particule (possibilité) regarde ce qu’elle rend manifeste (le « je » distingué), elle aura tendance à s’y identifier. Lumière spirituelle ou physique, la lumière révèle tout. Ainsi, elle contemple son image dans le miroir. Mais si la particule prend conscience de sa provenance et de son appartenance au Soleil en tant qu’il n’y a que Lui en elle, elle contemple alors le miroir (le « Soi ») sans pouvoir distinguer son image (« je »). Ici l’individuel cède à l’Universel, et la Causalité semble cesser pour laisser place à l’Inhérence, ou ontologie intemporelle.
 
Une autre illusion, redoutable, surgit alors. « Suis-je le Soleil » se dit-elle ? « Puisque j’ai réintégré mon Tout, je Le suis ! » Sous peine de folie damnatrice, il faut s’arrêter à ce nouveau « jeu » du miroir. Car alors, l’image dans le miroir est le « Soi », et le Miroir est Dieu. Et Dieu seul est Savant sur Lui-même, car Il est le seul à pouvoir contempler à la fois Sa Projection (Image) et son infinité Une.
 
Mercure
 
 
 
Par Mercure
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