Mises au point
La science moderne - les sciences modernes devrait-on dire – est par nature incapable, inapte et aveugle pour l’étude des choses de
l’Esprit. Son champ d’investigation se limite au domaine « sensible », c'est-à-dire à ce que nous percevons et déterminons de façon restrictive comme étant « matière », à ne pas confondre avec la
notion de « materia prima ».
Par principe, cette science amputée de l’essentiel expérimente. Or, toute découverte signifie au préalable une ignorance.
Dieu ignore-t-Il une seule chose ?
Une seule connaissance peut-elle échapper à l’Omniscience divine ?
Dieu n’expérimente rien. Il Se manifeste perpétuellement à Lui-même au travers des réceptacles que toute chose manifestée incarne selon une qualification qui la détermine.
Quant à la recherche de preuves de type scientifique susceptibles de prouver Dieu, autant chercher le principe du feu dans la bûche qui brûle !
En plus d’être une quête parfaitement vaine, et vaine à jamais, c’est aussi et surtout une preuve d’orgueil, preuve bien réelle celle-là ! Ceci ne vise personne en particulier, mais qualifie une démarche particulière.
Cette cour des miracles du chiffre et de l’électron, résultante d’une amputation plutôt que d’une greffe, fardée du seul membre
arithmétique et soumise au mirage du calcul, ne peut que chercher à prouver ce que d’autres éprouvent. Vaine quête s’il en est, qui sous le masque de l’Orgueil, et bien qu’elle participe à sa
manière à la Connaissance de Dieu, s’épuise à Le nier.
Si résultat il y a, et cela d’indéniable constat, c’est uniquement parce qu’elle surfe sur l’Omniprésent. Mais jamais elle n’Y plonge, s’En abreuve jusqu’à l’ivresse du véritable abandon.
Sciences qui, ointes de l’esprit moderne, éructent et pavoisent sous l’emprise de l’objet à quoi elles rendent un culte ; sciences que renforcent les résultats en même temps que cela les éloigne de l’Omniscient. Non que cet éloignement soit dû au savoir acquis de l’expérimentation, car cela eut pu les En rapprocher pour peu que la base n’ait pas été confondue avec le faîte.
La preuve de Dieu ne peut être évidente pour tout le monde ni dans les étoiles, ni dans la beauté d’un paysage, ni dans la complexité
indéfinie du monde manifeste, bien qu’un brin d’herbe Le prouve. La capacité de reconnaître cette évidence réside dans le Cœur de chacun. Et Dieu seul ouvre les Cœurs sur Son Omniprésence.
Mais tous ne reconnaissent pas cette lumière intérieure. Nombreux sont ceux que l’ego maintient dans l’illusion. L’ego, coquille opaque qui voile la Lumière, carcan n’ayant de cesse de se
renforcer lorsqu’on cède face aux souffrances qu’il nous inflige, lorsque justement, la volonté d’accéder à des Vérités lui impose une fracture.
Souffrir de sa « petite personne », avoir mal aux valeurs qui édifient le « moi », sont autant de signes d’une avancée ou d’une épuration en cours...
Le monde actuel agit comme une vaste propagande en vue de renforcer les egos, de les densifier. De les bétonner pourrait-on dire. Tout y est : mondanités, orgueil, gloire, luxure, volupté,
vulgarité, « compétition » en tous domaines etc. Toutes ces « valeurs » concourent à l’endurcissement des egos dans un but bien précis !
Ainsi, en aparté et à titre d’exemple, cette « sympathie » pour l’esprit de compétition que l’on inculque partout, qui s’insère dans chaque rouage de la scène sociale et dans la majorité des
cervelles faibles. Esprit auquel succombent un nombre croissant de comportements, jusque dans l’intimité des foyers.
Un souffle nauséabond se renforce sans cesse dans sa prétention d’affirmer que toute chose comme toute créature peuvent s’assimiler à
des produits négociables. Ce renforcement vient aussi, et principalement en fin de compte, de ce qu’il est sans cesse mieux accepté par la « masse ».
Peut-on imaginer que Dieu a « produit » les cieux et la Terre afin que l’homme
s’entredéchire pour leur possession ?
Une mise en garde semble nécessaire également en ce qui concerne la volonté délibérée de faire apparaître la Nature comme un ennemi de
l’homme par le biais d’émissions télévisées infantiles notamment. L’acharnement médiatique à insérer de faux dogmes dans « l’esprit de masse » est caricatural d’un endoctrinement à rebours.
En toute chose qui relève du diabolique, il persiste une part de ridicule. Cette signature n’est-elle pas visible dans nombre de productions issues de l’audio visuel et des médias en général,
dans certaines lois humaines, ainsi qu’au travers des raisons invoquées pour que perdurent guerres, répressions et autres privations de libertés légitimes chèrement acquises ?
Tout ceci au nom d’une pseudo sécurité, sécurité que du point de vue métaphysique n’a aucun sens. Dans l’ignorance régnante en effet, ce serait affirmer avoir connaissance de la possibilité qui se manifestera « après », ainsi que l’on prévoit que suivant 11H01 il viendra 11H02, sans se douter que l’horloge puisse s’enrayer, rompre et stopper net.
A moins que l’on ait Connaissance en plénitude du contenu principiel des choses, et notamment de Soi-même, auquel cas la Sécurité est obtenue par la Servitude absolue, ainsi que le récipient se justifie par l’acceptation de son contenu.
La marche et le but de ce monde, tout cela n’a-t-il pas aussi sa part de ridicule ?
Posons-nous la question : pourquoi me levé-je le matin ?...
Cumulée aux composantes de l’esprit contre traditionnel en œuvre aujourd’hui, cette vision infernale du monde agit comme un vecteur de
catastrophes encore inimaginables dont cette génération pourrait bien être témoin.
Celui qui vient, et dont l’esprit de serres ne cesse de s’incruster plus profondément dans les chairs, aura tout fait avant sa venue pour ôter toute reconnaissance et compréhension des choses
liées au Divin d’un maximum de cœurs.
Sera nécessaire à cette synthèse des tyrans d’avoir ôter Dieu de ce monde pour s’autoproclamer dieu du monde.
Il faudra à l’antichrist, par l’épandage préalable de son « esprit », avoir vidé le monde de ses Connaissances supra
humaines afin d’y affirmer et d’y imposer par une inconcevable tyrannie l’Illusion de ses propres ténèbres. Ainsi se croira t-il victorieux de la Vérité, lorsque pour peu de temps et par la
Volonté de Dieu, sera donné libre cours à l’expansion mortelle du Mensonge.
Quelle défaite en fin de compte pour celui qui n’aura même pas conscience de servir les Desseins du Divin !
Depuis la nuit des Temps et jusqu’à la fin des Temps, il en est et il en sera de même pour ses dévots.
Ce n’est pas dans la paix et la joie que le monde attend un sauveur !
L’adversaire se manifestera lorsque tout semblera perdu.
Alors son pouvoir d’illusion et de mensonge atteindra son paroxysme d’efficacité.
Afin qu’y croient et succombent ceux qui n’ont pas eu l’amour de la Vérité.
Et il ne suffira pas de « simplement croire » en Dieu en ce temps-là.
Dieu seul éclaire un Cœur sur l’évidence de Son Existence. Il est même Le seul existant, dans le sens où Lui seul détient Sa raison suffisante. Tout le « reste » (hors de l’Unité infinie,
éternelle et non déterminée), la Manifestation, est détermination et contingence.
La Foi (non la croyance) est une des conséquences de cette Illumination véritable.
En outre, l’Intuition intellectuelle est l’outil, le talent indispensable à toute approche métaphysique – l’étude des Principes supra humains.
Bien différente de l’intuition « vulgaire », l’Intuition intellectuelle autorise l’accès au domaine de l’Universel, aux « stations » spirituelles, lesquelles recèlent un trésor, c'est-à-dire une
Connaissance d’ordre métaphysique.
Sujet fort complexe, qui mériterait une étude particulière à lui seul…
Précisons toutefois, afin d’ôter toute ambiguïté, que tout être doué d’Intuition intellectuelle, et tout le monde ne l’est pas, loin s’en faut en ces temps de la fin, n’accède progressivement et
laborieusement qu’à certaines Connaissances, celles qui précisément sont contenues de toute éternité dans « son Seigneur », c'est-à-dire dans la part de Dieu déterminée qualitativement qu’il
contient – qui le contient serait plus juste - et inhérente à toute chose selon une ontologie propre.
Là est le distinguo entre les notions de « moi », l’ego, et le « Soi », la part divine.
Encore un sujet fort complexe, d’où découle l’illusion du libre arbitre notamment. En un mot, l’ego procure notamment à l’être qui en est doté l’illusion d’être autre chose qu’une possibilité
divine, d’être détaché de Dieu, avec toutes les conséquences que cela engendre si l’on ne parvient pas à s’extraire de cette illusion, donc de l’ego justement.
Nous pourrions revenir ultérieurement sur la notion de libre arbitre.
Aussi, il va de soi que Dieu existe préalablement au supposé « big bang ». A compter qu’un tel « événement » a réellement eu lieu, il ne serait que l’effet d’une cause préalable, cette
dernière ne pouvant jamais être prouvée ni identifiée par les outils de la science moderne, du fait qu’elle ne dispose pas des outils lui permettant d’investiguer au-delà de l’effet : le big bang
justement (voir article « Dieu ou néant »).
Ajoutons que la Manifestation n’a pas d’age, que ce nous percevons comme l’Univers est indéfiniment plus ancien que les 15 milliards
d’années prônées par les instruments de mesure. Comme précisé dans l’article précédent, toutes les conditions de la Manifestation ont leurs racines dans le non-Manifesté, l’Univers n’a pas de
début temporel (dans le Temps) et sera manifesté perpétuellement, du fait de l’infinité de Dieu.
Dieu est éternel. Encore une fois, l’Eternité, notion largement galvaudée et employée à tort et à travers, signifie l’absence de Temps, non la perpétuité.
Du non-Temps provient le Temps. C’est ainsi. Dans le cas contraire, quelle serait la première cause temporelle de la première durée ?
Dieu, infini et éternel, « déroule » certains de Ses Possibles à travers la Manifestation Universelle. C’est pourquoi l’Espace et le Temps sont indéfinis, c’est pourquoi la Manifestation n’aura
jamais de fin : ainsi parle-t-on de Manifestation perpétuelle.
Mais cela ne signifie nullement que l’Univers dans sa totalité contient Dieu. Cette vision panthéiste est à proscrire absolument. Dieu est infiniment plus que tout ce que contient l’Univers
observable et non observable. Toute quantité est nulle au regard de l’infini qui ne peut s’entendre qu’en termes qualitatifs.
Dieu ne souffre d’aucune absence de quoi que ce soit, étant donné son infinité et son Unité. Son Amour infini « Le pousse » à Se manifester à Lui-même (par le biais de réceptacles déterminés et
qualifiés).
La « matière », entendue au sens moderne et réductif, est contenue en Principe en Dieu. Elle est un support à Sa manifestation, un des réceptacles de Possibilités divines.
Et tout est Possibilité divine ! Absolument Tout !
A propos des religions, laissons-les pour ce qu’elles sont, à savoir des ponts entre l’humain et le Divin, pour peu que leur message ne soit par trop altéré, par méconnaissance ou par volonté «
d’orientation », pour ne pas dire de manipulation. Les religions ne présentent rien de purement métaphysique à leurs adeptes. Elles sont censées adapter (même si elles ne les comprennent pas)
certaines Vérités éternelles (les Principes supra humains) à des conditions particulières de l’existence humaine, et ainsi présenter un message adapté à la mentalité propre à chaque époque, afin
que quiconque souhaite s’ouvrir aux choses de Dieu puisse s’appuyer sur la part de Vérité contenue dans le dogme religieux.
La Vérité est Une et en cela unifie tous les dogmes.
Chacun sait qui est la maître de « division ».
Se dévoilent aussi les hommes qui agissent dans le sens de l’écartèlement.
Pour autant, toutes les religions proviennent d’une même Source spirituelle et devraient s’y soumettre pour garder leur légitimité.
« Connaissance Primordiale » est le terme qui revient le plus souvent pour désigner cette Source : Prophétie Adamique, dépôt de
Connaissance (de Vérité) inclus dans le Germe de notre Humanité Adamique ou autrement dit, lorsque réalisé, l’Homme Universel.
A chacun de tirer ses conclusions au regard de l’état et de la réputation actuelle des religions.
Il est indispensable de « nettoyer » nombre de concepts et croyances erronés avant de s’investir dans le domaine métaphysique. La pollution voile la source lumineuse.
Ecrit entre 1935 et 1945 :
« En manière de conclusion, nous insistons encore sur l’extraordinaire puissance de suggestion, sans cesse croissante, du pouvoir de mensonge qui dominera entièrement le monde extérieur avant
la fin du cycle. Nous savons qu’il y aura un moment où chacun, seul, privé » de tout contact matériel qui puisse l’aider dans sa résistance intérieure, devra trouver en lui-même, et en lui seul,
le moyen d’adhérer fermement, par le centre même de son existence, au Seigneur de toute Vérité. Ce n’est pas là une image littéraire mais la description d’un état de choses qui n’est peut-être
plus très éloigné. Puisse chacun s’y préparer et s’armer d’une telle rectitude intérieure que toutes les puissances d’illusion et de corruption soient sans force pour l’en faire dévier. Rien ne
saurait mieux que l’œuvre de René Guénon faciliter aux Occidentaux cette préparation. »
Conclusion de « Les Secrets de la Tara Blanche » - Alexandre de Danann – Ed Archè Milano.
De plus, étant donné la proximité des temps de la Fin signifiée par l’inversion caractéristique et systématique des Valeurs, Foi (pensée et acte vivants), prière, Amour et « re-Connaissance » de
Dieu par le « Seigneur » de chacun s’avèrent d’ors et déjà indispensables.
Mercure
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